TGV Kénitra-Marrakech : des miettes pour l’Espagne
Emmanuel Macron a signé plusieurs accords d’une valeur totale d’un milliard d’euros lors de sa visite d’Etat à Rabat qui s’achève ce mercredi, selon l’Élysée. L’un de ces accords serait lié à la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) qui reliera Kénitra à Marrakech, dont les travaux seront confiés à l’entreprise française Egis, indique Le confidentielajoutant que la société française Alstom fournira les 30 trains qui desserviront cette ligne.
Si l’information se confirme, les sociétés espagnoles CAF et Talgo, qui ont répondu à cet appel d’offres lancé par l’Office national des chemins de fer (ONCF) du Maroc, aux côtés d’Egis et d’Alstom, se retrouveront ainsi réduites à la plus petite part du marché. avec les autres concurrents que sont le coréen Hyundai Rotem et le chinois CRRC, analyse le média espagnol, notant que contrairement à l’Espagne, la France bénéficie déjà de son soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara.
Lire : La France remporte de gros contrats au Maroc
Dans une lettre adressée au roi Mohammed VI le 30 juillet à l’occasion de la Fête du Trône, le président français a reconnu que la proposition marocaine constitue la solution la plus crédible et la plus viable pour résoudre le conflit du Sahara. Emmanuel Macron a réaffirmé cette position de la France en faveur du Maroc ce mardi lors de son discours devant le Parlement marocain à Rabat. “Pour la France, le présent et l’avenir du Sahara font partie de la souveraineté du Maroc”, a-t-il soutenu.
Le locataire de l’Élysée a réitéré à l’occasion l’engagement de Paris à soutenir le Maroc “dans les enceintes internationales” pour défendre la “marocanité” du Sahara. Il n’a cependant pas évoqué l’ouverture prochaine d’un consulat de France à Dakhla, au Sahara marocain, comme l’ont annoncé certains médias. “Rabat finira par exiger du gouvernement espagnol qu’il imite Macron non seulement avec des paroles, mais aussi avec des gestes”, prévient un diplomate espagnol, rappelant que le royaume veut contrôler l’espace aérien du Sahara, géré par Las Palmas depuis 1976.