Tinghir signe deux conventions de 148 MDH pour la filière rose à parfum
Deux conventions mobilisent 148 millions de dirhams pour la filière de la rose à parfum lors du 61e Salon (7-10 mai)
Deux conventions signées au 61e Salon de la rose (7-10 mai) mobilisent 148 millions de dirhams pour la qualité des coopératives et la préservation de l’eau.
La signature de deux conventions portant sur des mesures de soutien à la filière de la rose à parfum a été présidée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, en marge du coup d’envoi officiel de la 61e édition du Salon international de la rose à parfum au Maroc (7-10 mai). L’ensemble représente un montant total de 148 millions de dirhams et vise à renforcer la qualité des produits, l’accès aux marchés et la résilience des systèmes agricoles face aux aléas climatiques.
Détails de la convention de 12 millions de dirhams
La première convention, dotée de 12 millions de dirhams, cible la mise à niveau des coopératives de la filière. Elle prévoit un accompagnement technique et organisationnel pour permettre aux structures locales d’obtenir l’autorisation sanitaire nécessaire à la commercialisation sur des marchés exigeants. L’obtention de cette autorisation est présentée comme un levier essentiel pour renforcer la qualité des produits, sécuriser les débouchés et améliorer la traçabilité.
Objectifs et composantes de l’accord hydrique de 136 millions
La seconde convention, d’un montant de 136 millions de dirhams, porte sur la réalisation d’infrastructures de collecte des eaux pluviales et de recharge des nappes phréatiques. Elle inclut aussi des actions de préservation des ressources en eau et des mesures de lutte contre l’érosion des sols en amont des barrages. L’ensemble de ces interventions vise à consolider la disponibilité hydrique et la résilience des zones agricoles face aux changements climatiques.
Partenariats institutionnels et gouvernance locale
Les conventions ont été signées en présence de partenaires institutionnels et de Conseils élus, soulignant l’engagement conjoint des acteurs publics et locaux. Ce dispositif de partenariat vise à assurer la coordination des actions, la mobilisation des financements et le suivi de la mise en œuvre sur le terrain, en associant les coopératives, les collectivités locales et les opérateurs économiques de la filière.
Insertion dans le Plan agricole régional et la stratégie Génération Green
Ces accords s’inscrivent dans le cadre du Plan agricole régional lié à la stratégie « Génération Green » pour la province de Tinghir. Le plan vise à soutenir les filières de production prometteuses, encourager la valorisation locale des produits et protéger les ressources naturelles, avec une attention particulière portée aux zones oasiennes. La démarche met l’accent sur des interventions intégrées combinant amélioration des pratiques, infrastructures et appui institutionnel.
Conséquences attendues pour la filière et les produits dérivés
À court et moyen terme, les mesures prévues devraient favoriser une montée en gamme des produits issus de la rose à parfum, notamment les huiles essentielles, les cosmétiques et les produits du terroir. Le renforcement des capacités des coopératives et l’amélioration des conditions de production et d’accès à l’eau doivent également permettre d’élargir les débouchés commerciaux et d’accroître la valeur ajoutée locale. Le Salon, placé sous le thème « La filière de la rose à parfum au cœur du développement durable des zones oasiennes », sert de plateforme pour exposer ces produits, faciliter les échanges professionnels et promouvoir les savoir-faire locaux.
La signature de ces conventions lors du Salon marque une étape concrète dans le soutien public à la filière. Les prochaines phases porteront sur le déploiement des mesures d’accompagnement, la réalisation des infrastructures hydriques et le suivi des autorisations sanitaires pour les coopératives. La réussite de ces initiatives dépendra de la coordination entre les acteurs, de la gestion durable des ressources et de l’appropriation locale des actions engagées.