Trafic de visa entre le Maroc et la France
Suite à la découverte de certificats de travail, de certificats salariaux, de commandes de mission falsifiées dans les demandes de visa de Schengen, des consultants de certains pays européens jouent la carte de vigilance. Ils mènent des enquêtes sur les activités des entreprises derrière ces documents administratifs, utilisés pour obtenir des visas, rapporte Assabah. Les travaux des propriétaires de ces sociétés consistent à prendre toutes les mesures et à suivre les procédures nécessaires pour que leurs entreprises soient légales et disposent de tous les documents requis, tels que l’enregistrement légal de la société et l’affiliation au Fonds national de sécurité sociale (CNSS).
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Ces entreprises produisent ainsi des documents essentiels pour les demandes de visa, tels que les ordres de mission, les certificats de participation à des foires à l’étranger ou à la formation, etc. Ils collaborent même avec des intermédiaires qui les aident à recruter des candidats à l’immigration contre les commissions. Pour apparaître crédibles aux yeux des autorités consulaires, ces entreprises parviennent à rejoindre Chambers of Commerce affiliées aux pays européens présents dans le Royaume. Grâce à cette adhésion, ces entreprises tissent des liens avec les entreprises des pays concernés, facilitant ainsi l’obtention d’invitations ou de lettres d’accord pour que leurs employés bénéficient de la formation, des stages ou participent aux foires internationales.
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Ce faisant, ces sociétés ont réussi à offrir aux candidats des candidats à l’émigration en Europe un dossier complet, y compris l’énoncé d’affiliation au CNSS, un certificat de travail et un salaire, et un ordre de mission à l’étranger, facilitant ainsi l’obtention d’un visa.