Un cas de plans falsifiés touche plusieurs mRE
Un bâtiment de douze étages sur l’avenue Abdelmoumen est au centre d’une vaste affaire juridique à Casablanca. Son plan de construction, qui aurait été falsifié, a des changements structurels jugés dangereux pour la sécurité publique, une menace illustrée par un effondrement partiel dans le passé.
C’est cette prétendue falsification qui a conduit douze personnes avant le juge enquêté jeudi. Le plan d’origine, heureusement conservé grâce à la plate-forme Rokhas, contraste fortement avec la version modifiée, tandis que d’autres documents essentiels auraient mystérieusement disparu. Les accusations sont lourdes: la falsification, l’utilisation de fausses, l’escroquerie et même l’appropriation de l’espace vital réservé à la protection civile.
Lire: MRES menacé d’expulsion de leur propre appartement (vidéo)
Parmi les suspects figurent les acteurs clés du secteur immobilier et administratif local: un promoteur renommé, un ancien maire adjoint, des ingénieurs et divers fonctionnaires, à un ancien conservateur foncier. Tous sont ciblés par une plainte déposée par le procureur général du roi, à la suite d’alertes lancées par les victimes.
Ces derniers, y compris les Marocains résidant à l’étranger, ont vu leurs projets résidentiels bloqués et leurs droits ont bafoué. Ils ont saisi les procédures nationales de probité, de prévention et de lutte contre la corruption, accusant le promoteur d’avoir utilisé son influence et sa complicité. L’enquête sur la brigade nationale de la police judiciaire a également révélé un composant lié à une coopérative de logement et à une «vengeance» possible en tant que mobile, après que des infractions ont été divulguées. L’affaire pourrait encore s’étendre aux autres projets du promoteur.