Une nouvelle règle fiscale au Maroc inquiète déjà certaines entreprises
Lors d’une réunion avec le patronat (CGEM), le directeur général des impôts, Younès Idrissi Kaitouni, a justifié ce mécanisme qui devient le pivot d’une réforme ayant porté les recettes fiscales à 291 milliards de dirhams en 2025. En cinq ans, les recettes ont bondi de 74%, tirées notamment par l’impôt sur les sociétés. “Le prélèvement à la source n’a jamais été une fin en soi (…) c’est un moyen de prévenir la fraude fiscale”, a insisté le dirigeant.
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Le secteur privé craint cependant que la généralisation de ce prélèvement aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 200 millions de dirhams n’étouffe la trésorerie des opérateurs formels. En réponse, la DGI s’est engagée à rendre plus automatique le remboursement de la TVA. “Aucun dirham récupéré lors des contrôles fiscaux ne servira à financer le budget de l’Etat”, a promis Idrissi Kaitouni, assurant que ces fonds seront systématiquement réinjectés dans l’économie via des remboursements.
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Ce dernier budget du gouvernement Akhannouch, entré en vigueur le 1er janvier 2026, entérine un changement profond du système fiscal national. Alors que le prélèvement à la source vise en priorité les prestations de services à forte valeur ajoutée, l’administration prépare une circulaire spécifique pour encadrer ces nouveaux flux. L’enjeu pour Rabat reste de sécuriser l’assiette fiscale sans compromettre la compétitivité des 1.655 grandes entreprises désormais chargées de réaliser ces prélèvements.