Utilisation illégale des voitures d’État
Le détournement des voitures d’État à des fins personnelles ne recule pas. Cela est mis en évidence par les révélations récentes des services régionaux de l’administration territoriale. Les responsables locaux et les élus utilisent de nombreux véhicules d’État, identifiés par le célèbre acronyme J (ج) en dehors du cadre professionnel. Certains élus sont soupçonnés d’avoir utilisé ces véhicules dans le cadre des activités partisanes, à la limite des campagnes électorales réelles prévues, en violation flagrante des réglementations. Cependant, une circulaire du ministre de l’Intérieur, publié l’année dernière, se souvient fermement des règles encadrant l’utilisation des biens collectifs et nécessite l’inventaire exhaustif des voitures de service stationnées dans des garages municipaux.
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Une nouvelle circulaire adressée aux communautés de la région de Casablanca-Settat interdit expressément l’utilisation des véhicules d’État sans document officiel spécifiant l’identité du fonctionnaire responsable et la durée exacte de la mission, a déclaré AssabahAjoutant qu’il interdit également toute utilisation en dehors des heures de travail, sauf en cas de mission urgente et dûment justifiée. Les mêmes services régionaux de l’administration territoriale indiquent que la flotte des autorités locales a aujourd’hui près de 50 000 véhicules, véhicules et motos, mais cet équipement n’est pas exclusivement mobilisé pour le soutien logistique des services publics, la continuité des services et la satisfaction des besoins des citoyens.
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Avec ces observations, les responsables territoriaux du ministère de l’Intérieur ont exigé l’audit des registres des dépôts municipaux, dont les parkings sont aujourd’hui presque vides en raison de la complicité de la gestion de la flotte de voitures, ce qui facilite la rétention abusive des véhicules. Les autorités insistent maintenant sur l’obligation de retourner une voiture de service à la fin de la mission pour laquelle il a été attribué.
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En outre, le rapport du Conseil des comptes supérieurs révèle que la gestion de la flotte de voitures municipales “souffre d’un manque d’efficacité flagrant et empêche son exploitation optimale”. L’institution appelle à la création d’un cadre juridique et institutionnel intégré pour organiser l’utilisation de véhicules et définir des critères de récompense stricts. Il recommande également de rationaliser les achats en utilisant une concurrence accrue et en supervisant les contrats de location à long terme, afin d’assurer la transparence, l’efficacité et l’économie dans la gestion de ce patrimoine collectif.