vers des loyers moins chers ?
Le diagnostic réalisé sur la décennie 2010-2020 révèle des failles structurelles dans le programme de logements sociaux, où seul un tiers des 2,1 millions de logements contractualisés ont trouvé preneur. Cette inefficacité s’explique par une concentration excessive dans les grandes métropoles et des exigences techniques trop rigides qui ont exclu les acheteurs de la classe moyenne et favorisé un oligopole de dix entreprises.
En rupture avec ce passé, le nouveau programme d’aides directes affiche des résultats plus diffus, ayant déjà bénéficié à près de 76 000 familles, principalement des jeunes et des femmes, tout en stimulant l’économie locale avec une augmentation significative des ventes de ciment et la création de 74 000 emplois dans le bâtiment.
Une réorientation vers la location pour la classe moyenne
Le ministère opère un virage stratégique en favorisant désormais le logement locatif pour les ménages à revenus moyens, les jeunes couples et les travailleurs mobiles, s’éloignant du modèle traditionnel axé sur la propriété. Cette approche vise à permettre aux ménages de mobiliser leur capital pour des activités génératrices de revenus plutôt que de le figer dans l’immobilier, une vision qui sera testée via des projets pilotes avant d’être généralisée avec l’encadrement des loyers.
Parallèlement, des mesures spécifiques sont prévues pour dynamiser l’habitat rural, encore à la traîne, notamment la construction de 3 000 logements par le groupe Al Omrane et l’ouverture des aides aux copropriétaires dans le projet de loi de finances 2026.