Walid Regragui répond aux accusations de favoritisme
La victoire était nette, la domination incontestée. Pendant 90 minutes, le Maroc confisque le ballon et anesthésie l’attaque camerounaise, qui n’a pas eu la moindre réelle occasion de but. Cependant, une action litigieuse en seconde période – un contact entre Adam Masina et Bryan Mbeumo dans la surface – a suffi à allumer la mèche.
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“C’est très, très flagrant”, a pesté l’attaquant camerounais après le match, estimant avoir été privé de penalty. Une polémique que Walid Regragui a balayé, visiblement agacé par le peu de musique qui accompagne le parcours du pays hôte.
« Le seul avantage, c’est de jouer devant 65 000 personnes »
“Depuis le début de la compétition, nous savons où les gens veulent emmener le Maroc”, a déclaré le sélectionneur, refusant l’étiquette d’équipe favorisée par les sifflets. Pour lui, la réalité est statistique et tactique : “Nous gagnons sur le terrain. Les statistiques nous rendent toujours meilleurs que les autres. Nous créons beaucoup plus d’opportunités. »
Regragui a utilisé une métaphore cinglante pour décrire la situation : “Quand vous voulez tuer votre chien, vous dites qu’il a la rage. Nous sommes l’équipe à battre, donc nous allons essayer de trouver toutes les bonnes raisons pour dire que le Maroc a un avantage.”
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Pour le sélectionneur national, le seul privilège des Lions de l’Atlas est le soutien inconditionnel du stade Moulay Abdellah : “Le seul avantage du Maroc, c’est de jouer devant 65 000 spectateurs. Le reste, on parle sur le terrain. » Une précision ferme avant d’aborder une demi-finale explosive contre le Nigeria ou l’Algérie.