Walid Regragui surprend tout le monde après le match nul contre le Mali
Soirée mixte à Rabat. Tenus en échec par le Mali (1-1) ce vendredi, les Lions de l’Atlas devront attendre pour valider leur ticket pour les huitièmes. Si le penalty transformé par Brahim Diaz n’a pas suffi à sceller la victoire, Walid Regragui a préféré positiver, voyant dans ce « match piège » une leçon nécessaire pour l’avenir.
Les coéquipiers de Brahim Diaz pensaient avoir fait le plus dur en ouvrant le score sur penalty juste avant la pause. Mais le réalisme malien, matérialisé par l’égalisation de Sinayoko en seconde période, a refroidi l’ambiance au Complexe Moulay Abdellah. Résultat : un partage de points qui oblige le Maroc à négocier un dernier tournant décisif lundi face à la Zambie.
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Devant la presse, le sélectionneur a surpris tout le monde. Loin de dramatiser cette contre-performance, Walid Regragui assume sa satisfaction : “Vous allez me prendre pour un fou, mais je suis content du tirage au sort. C’est l’équivalent d’un quart ou d’un huitième de finale.” Pour lui, se faire bousculer lui permet désormais de corriger les défauts – notamment le manque de précision sur les centres et les coups de pied arrêtés – avant les matchs décisifs.
L’absence du capitaine Achraf Hakimi a pesé sur le flanc droit. Regragui a confirmé l’avoir épargné par pure précaution (« aucun risque »), espérant le récupérer pleinement pour le match décisif de lundi.
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Du côté malien, l’histoire est bien différente. Si le Maroc analyse ses lacunes techniques, le sélectionneur Tom Saintfiet crie à l’injustice, estimant que l’arbitrage a oublié un penalty flagrant pour une main de Nayef Aguerd. “S’il avait été sifflé, nous aurions gagné”, dit-il avec amertume.