18 mois de bataille pour être indemnisé après la perte d’un bagage
Tout a commencé à l’aéroport, lorsque le couple s’est aperçu à l’arrivée que leurs deux valises avaient disparu. Suivant les conseils d’un agent sur place, ils remplissent une déclaration unique de perte pour l’ensemble de leurs biens, pensant respecter la procédure. Ce qui aurait dû être une simple formalité administrative s’est vite transformé en un véritable parcours du combattant. Pendant des semaines, Jacques a multiplié les envois de documents en double exemplaire à Royal Air Maroc pour prouver le préjudice subi par les deux passagers, rapporte le RTBF.
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Après une longue attente, la compagnie aérienne a finalement proposé une indemnisation de 1 288 droits de tirage spéciaux (DTS), l’équivalent de 1 532 euros à l’époque. Le montant est transféré, mais l’entreprise exige la signature d’un solde de tous les comptes. Jacques s’exécute, pensant que cette somme ne couvre qu’une partie des dégâts ou l’un des deux passagers. Le transfert reste cependant unique même si deux valises ont été perdues et deux billets distincts payés.
Devant le silence de l’entreprise qui ne précise pas la destination de ce versement, Jacques fait appel à l’équipe de l’émission belge « On n’est pas des pigeons ». Ce n’est qu’après cette intervention médiatique, un an et demi après les événements, que Royal Air Maroc s’est emparé du dossier. L’entreprise justifie alors le montant payé comme étant un « forfait » global pour les deux sacs. Une explication qui surprend, car la somme correspondait exactement au plafond d’indemnisation prévu par la Convention de Montréal pour… un seul passager.
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Légalement, une indemnisation de 1 288 DTS est due par voyageur blessé, et non par dossier familial. Estimant ne pas avoir été informé de ce « paquet » avant de signer le document de clôture, le couple a maintenu la pression. Face aux éléments judiciaires et à l’exposition médiatique, Royal Air Maroc a finalement revu sa position et promis de verser la deuxième indemnisation due pour les autres bagages perdus, mettant fin à un imbroglio qui a duré dix-huit mois.