Dakhla reçoit des diplomates d’Afrique anglophone pour découvrir ses projets structurants
Dakhla accueille une délégation de diplomates anglophones pour présenter ses grands projets de développement
Le 20 avril 2026 à Dakhla, une délégation de diplomates anglophones a visité les projets de Dakhla-Oued Eddahab, ouvrant des pistes de coopération régionale.
Une délégation de diplomates représentant plusieurs pays d’Afrique anglophone s’est rendue à Dakhla le lundi 20 avril 2026 pour prendre connaissance des grands chantiers et opportunités d’investissement dans la région de Dakhla-Oued Eddahab. La visite, organisée dans le cadre du Cycle international de formation en diplomatie, a été conduite en présence des autorités régionales et des responsables du Centre régional d’investissement (CRI), afin de présenter les atouts territoriaux et les projets structurants en cours.
Accueil officiel et objectifs de la visite
La délégation a été reçue par le Secrétaire général de la wilaya de Dakhla-Oued Eddahab, Abderrazak El Gourji, avec la participation du directeur général du CRI local. L’objectif déclaré de cette mission de deux jours est d’offrir aux diplomates une vision concrète des programmes de développement territorial menés dans la région, ainsi que d’explorer des voies de coopération Sud–Sud centrées sur la solidarité, le codéveloppement et l’intégration économique régionale.
Présentation des projets structurants
Lors des sessions de présentation, les autorités régionales ont détaillé les projets majeurs engagés dans les secteurs des infrastructures, de la logistique, de l’économie bleue et des énergies renouvelables. Les intervenants ont souligné l’existence d’un portefeuille de chantiers visant à renforcer la connectivité atlantique, à développer des capacités portuaires et à stimuler les chaînes de valeur liées à la mer et aux énergies renouvelables.
Points forts économiques et attractivité
Les responsables ont mis en avant les atouts de Dakhla, notamment ses infrastructures en développement, son potentiel énergétique et sa stabilité économique. Ils ont insisté sur le rôle de la région comme plateforme de connexion avec le reste du continent africain et comme pôle susceptible d’attirer des investissements étrangers et régionaux dans les domaines logistique, touristique et industriel.
Réactions des diplomates et enjeux pour des pays enclavés
Parmi les membres de la délégation, le diplomate et économiste zambien Titus Mumba a indiqué que la visite a permis de mieux appréhender l’expérience marocaine en matière de développement territorial et de stratégie de branding national. Il a salué l’ouverture atlantique de la région, la considérant comme une opportunité pour des pays enclavés désireux d’accroître leur accès aux marchés internationaux via des corridors logistiques et des plateformes portuaires.
Rencontres institutionnelles et coopération locale
La délégation a également échangé avec le président du Conseil régional, El Khattat Yanja, sur la mise en œuvre des projets et les retombées attendues pour les populations locales. Les discussions ont porté sur les mécanismes d’accompagnement des investisseurs, le renforcement des capacités locales et la synchronisation des initiatives publiques et privées pour assurer un développement durable et inclusif.
Visites de terrain et calendrier des déplacements
Au cours des deux jours, les participants se sont rendus sur plusieurs sites représentatifs : le Centre d’artisanat, le Souk Lakdim, le chantier du port Dakhla Atlantique et le Learning Center de Dakhla. Ces visites visaient à fournir une lecture directe des opérations en cours, des chaînes de production locales et des infrastructures logistiques qui structurent l’attractivité de la région.
L’initiative s’inscrit dans le Cycle international de formation en diplomatie, soutenu par l’Institut marocain de formation, de recherches et des études diplomatiques (IMFRED) et l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI). L’un des enjeux affichés est d’établir des ponts de coopération concrète entre acteurs publics marocains et partenaires africains, en particulier dans les domaines où la région offre des avantages compétitifs.
La délégation a conclu sa mission en soulignant l’intérêt stratégique de la région pour les échanges sud–sud et la nécessité d’approfondir les échanges techniques et économiques. Les responsables régionaux ont, de leur côté, réaffirmé leur volonté de consolider un modèle de développement fondé sur la confiance, la convergence des ambitions et la recherche d’un impact socio-économique tangible pour les populations.