Office des changes : diaspora et tourisme soutiennent la balance des paiements au T1‑2026
Transferts de la diaspora et tourisme : deux piliers qui soutiennent la balance des paiements au T1 2026
Au premier trimestre 2026, les transferts MRE et la reprise touristique soutiennent la balance des paiements, atténuant l’effet d’un déficit commercial élevé.
Le premier trimestre 2026 montre une résilience notable des comptes extérieurs du Royaume, portée principalement par la vigueur des transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et par une reprise soutenue du tourisme. Ces deux postes ont joué un rôle déterminant pour compenser l’aggravation du déficit commercial et limiter l’impact sur la balance des paiements globale. (oc.gov.ma)
Hausse des transferts des MRE au premier trimestre
Les envois de fonds des Marocains établis à l’étranger ont enregistré une progression significative au titre des trois premiers mois de 2026, franchissant le seuil des 29,7 milliards de dirhams et marquant une hausse annuelle à deux chiffres. Ce flux de revenu extérieur constitue une source stable de devises pour les ménages et contribue directement au financement des importations courantes. (lebrief.ma)
Reprise touristique et recettes voyages en croissance
Le secteur touristique confirme sa dynamique au T1 2026 avec une augmentation notable des recettes voyages et des arrivées. Les recettes voyages ont atteint des niveaux supérieurs à ceux de l’année précédente, soutenues par une fréquentation touristique en hausse — plusieurs millions de visiteurs ont été accueillis sur la période, renforçant l’excédent dégagé par la balance voyages. Cette performance du tourisme a apporté un complément substantiel en devises, contribuant à un excédent important sur le poste voyages. (aujourdhui.ma)
Effet combiné sur la balance des paiements
L’association des transferts MRE et des recettes voyages a permis d’atténuer la pression du déficit commercial sur la balance des paiements. Malgré des tensions sur la facture des importations, le solde courant montre une amélioration relative grâce à ces flux courants positifs. Les mouvements de capitaux et les investissements directs étrangers continuent d’intervenir mais c’est surtout la solidité des recettes touristiques et des transferts de la diaspora qui a stabilisé la situation à court terme. (oc.gov.ma)
Déséquilibre commercial et structure des importations
Sur le plan des échanges de biens, les importations ont augmenté au premier trimestre, avec une progression importante en valeur qui reflète à la fois la reprise de la demande intérieure et la hausse des prix de certaines matières premières. Les importations se sont élevées à un niveau nettement supérieur à la même période de 2025, aggravant le déficit commercial et mettant davantage de pression sur les besoins de financement externes du pays. Ces évolutions soulignent la vulnérabilité du compte courant si les recettes courantes n’évoluent pas plus rapidement. (oc.gov.ma)
Risques, facteurs externes et leviers de résilience
Les principaux risques pour le reste de l’année résident dans la volatilité des prix des matières premières, une demande extérieure incertaine et l’évolution des flux touristiques selon la conjoncture internationale. En revanche, la diversification des marchés touristiques, l’amélioration des services et la mobilisation continue de la diaspora constituent des leviers de résilience. Les autorités et les acteurs économiques sont incités à renforcer la valeur ajoutée des exportations et à soutenir des politiques favorisant la compétitivité pour réduire la dépendance aux importations. (charika.ma)
En synthèse, les indicateurs du premier trimestre 2026 confirment que les transferts des MRE et la reprise du tourisme sont des éléments structurants de la balance des paiements marocaine : ils atténuent l’impact d’un déficit commercial en hausse, tout en soulignant la nécessité de politiques ciblées pour consolider la résilience extérieure à moyen terme. (lebrief.ma)