L’ONU adopte une résolution pour des cartes montrant la taille réelle de l’Afrique
L’ONU adopte une résolution pour promouvoir des cartes révélant la taille réelle de l’Afrique
L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé, le 5 septembre 2026, une résolution encourageant l’adoption de représentations cartographiques qui corrigent la distorsion de la projection de Mercator afin de mieux refléter la surface réelle de l’Afrique.
L’Assemblée générale a adopté la résolution lors d’une session où les États membres ont débattu de l’impact des méthodes de projection sur la perception géographique. Le texte, soutenu par plusieurs délégations africaines et par des représentants d’organisations éducatives, vise à promouvoir l’usage de cartes alternatives et d’outils pédagogiques adaptés. Les partisans estiment que la projection de Mercator, largement utilisée depuis des siècles, amplifie la taille des régions situées aux hautes latitudes au détriment des zones équatoriales, et que cette distorsion influence la façon dont les populations et les décideurs perçoivent la géographie mondiale.
Vote de l’Assemblée générale
La résolution a été présentée et mise aux voix lors de la session plénière du 5 septembre 2026. Le texte appelle les États membres à examiner et, le cas échéant, à promouvoir des projections cartographiques qui rendent compte des superficies réelles des continents et des pays. Le caractère symbolique et pédagogique de la mesure a été souligné par ses initiateurs, qui insistent sur le rôle des représentations visuelles dans la formation de l’opinion publique et dans les programmes scolaires.
Objectifs et contenus de la résolution
La résolution recommande l’élaboration et la diffusion de cartes et d’outils pédagogiques fondés sur des projections qui préservent les proportions de surface. Elle invite également les organismes internationaux compétents et les institutions éducatives à intégrer ces représentations dans leurs publications et leurs supports d’enseignement. Le texte met l’accent sur la nécessité d’améliorer la précision des cartes diffusées publiquement afin de favoriser une meilleure compréhension des dimensions territoriales, en particulier pour des régions comme l’Afrique qui sont souvent sous-représentées en taille.
Pourquoi la projection de Mercator déforme les surfaces
La projection de Mercator a été conçue pour faciliter la navigation en conservant les angles et les directions sur une carte plane, mais elle ne conserve pas les rapports de surface. Conséquence fréquente : les zones proches des pôles apparaissent disproportionnellement grandes par rapport aux régions équatoriales. Dans la pratique, la carte Mercator tend à réduire visuellement la taille de l’Afrique par rapport à des pays situés à des latitudes plus élevées, phénomène qui alimente des débats sur la représentation équitable et la culture visuelle.
Réactions d’États et d’acteurs éducatifs
La résolution a reçu des soutiens marqués de la part de délégations africaines et d’organisations enseignant les études géographiques. Pour ses partisans, une mise à jour des représentations cartographiques permettra de corriger des biais historiques et de renforcer la connaissance des réalités territoriales. Certains responsables scolaires ont exprimé leur volonté d’examiner les programmes et les manuels pour intégrer des cartes alternatives. D’autres États, tout en reconnaissant le problème de distorsion, ont appelé à une approche mesurée et technique, rappelant que le choix d’une projection dépend aussi de l’usage visé.
Conséquences pour la formation et l’information
La recommandation de l’Assemblée générale pourrait entraîner des changements concrets dans les manuels scolaires, les atlas et les plateformes numériques. Une plus grande diversité de projections pédagogiques permettrait d’illustrer les compromis inhérents à chaque méthode et d’apprendre aux élèves à lire une carte de manière critique. Les médias, les musées et les institutions culturelles pourraient également revoir leurs visuels pour mieux représenter les superficies réelles et éviter des impressions erronées sur l’importance géographique des régions.
Étapes de mise en œuvre et portée juridique
Il convient de rappeler que les résolutions de l’Assemblée générale ont, en règle générale, une portée recommandatoire et non contraignante. La mise en œuvre dépendra donc des décisions des États membres, des organisations internationales et des éditeurs cartographiques. Le texte adopté invite les organismes compétents à produire des guides et des ressources pour faciliter l’adoption de représentations plus fidèles aux superficies effectives, ainsi qu’à sensibiliser le public aux limites des projections courantes.
La décision de l’Assemblée générale marque une étape symbolique dans la reconnaissance des effets que peuvent avoir les conventions cartographiques sur la perception du monde. En encourageant l’usage de cartes qui reflètent mieux la réalité des surfaces, la résolution cherche à promouvoir une représentation géographique plus juste et à alimenter un débat pédagogique et culturel sur la manière dont les cartes façonnent notre compréhension des territoires.