Achraf Hakimi défend un journaliste mexicain empêché de parler espagnol par la FIFA
Achraf Hakimi réagit après le blocage d’un journaliste hispanophone lors d’une conférence de la FIFA
À une conférence FIFA, Achraf Hakimi a pris la parole après l’interruption d’un journaliste parlant espagnol : il a invité la question et répondu en anglais.
L’ouverture d’une conférence de presse organisée par la FIFA a été marquée par un incident linguistique impliquant un journaliste mexicain et le défenseur international Achraf Hakimi. Lors d’une séance où l’usage de quatre langues avait été formellement encadré — anglais, français, arabe et portugais — un intervenant a posé sa question en espagnol et s’est vu interrompu par un représentant de l’organisation. Le joueur, né en Espagne, est intervenu pour demander que la question soit posée, puis a choisi de répondre en anglais, mettant fin à la tension sur place.
Règles linguistiques imposées par la FIFA
La rencontre avait débuté avec une consigne claire sur les langues autorisées au micro : l’anglais, le français, l’arabe et le portugais. Cette limitation, rappelée par un délégué de la FIFA, a motivé l’intervention du responsable lorsque le journaliste a pris la parole en espagnol. Le rappel de ces règles souligne la nécessité pour les organisateurs d’assurer la compréhension mutuelle et le bon déroulement des échanges dans un contexte multilingue et international.
Interruption d’un journaliste mexicain
Le journaliste, identifié comme étant de nationalité mexicaine, a formulé sa question en espagnol, langue qu’il utilise naturellement pour son travail. Le responsable de la FIFA a alors interrompu son intervention, évoquant le non-respect de la liste des langues annoncées. L’interruption a suscité une réaction immédiate de l’auditoire et a placé la modération de la conférence au centre d’un débat ponctuel sur l’accès à la parole pour des professionnels de presse non couverts par la liste linguistique.
Intervention d’Achraf Hakimi
Achraf Hakimi, présent à la conférence et d’origine espagnole, a pris position à la suite de l’incident. Il a expliqué qu’il comprenait parfaitement l’espagnol et a proposé que le journaliste puisse poser sa question. Plutôt que de répondre dans la langue du journaliste, Hakimi a choisi de livrer sa réponse en anglais, conformément aux options linguistiques mises en avant par l’organisation. Son intervention a permis au journaliste de poursuivre et a désamorcé la confrontation immédiate avec le représentant de la FIFA.
Déroulement de l’échange et gestion de la salle
Après l’intervention du joueur, le journaliste a reposé sa question en espagnol comme demandé. Hakimi a ensuite répondu en anglais, garantissant la continuité de la conférence selon la langue choisie par l’organisation. L’épisode s’est déroulé rapidement et sans escalade physique, mais il a mis en lumière les difficultés pratiques auxquelles font face les conférences internationales : concilier règles procédurales, droits d’accès à l’information et diversité linguistique des médias présents.
Enjeux institutionnels et médiatiques
L’incident pose plusieurs questions de fond pour les organisateurs d’événements sportifs internationaux. D’une part, la clarification et la diffusion systématique des règles linguistiques avant les conférences semblent essentielles pour éviter les malentendus. D’autre part, l’affaire souligne l’importance de stratégies d’interprétation et de traduction permettant d’inclure des journalistes qui travaillent dans d’autres langues. Enfin, la réaction d’un joueur de haut niveau comme Hakimi illustre le rôle que peuvent jouer les athlètes pour faciliter le dialogue entre médias et institutions lors d’événements médiatiques de grande ampleur.
La séance s’est poursuivie après l’échange et l’incident n’a pas dégénéré, mais il suscite des interrogations sur les pratiques et procédures lors des conférences de presse internationales, notamment quant à l’équilibre entre ordre formel et accessibilité des questions pour la presse venant de zones linguistiques variées.