Akhannouch appelle les éleveurs à vendre ovins pour baisser le prix de la viande
Aziz Akhannouch demande aux éleveurs de vendre leurs ovins pour faire baisser le prix de la viande
Aziz Akhannouch exhorte les éleveurs à commercialiser leurs ovins pour réduire le prix de la viande, après la reconstitution du cheptel et 13 milliards de dirhams de soutien.
Lors d’une séance plénière à la Chambre des conseillers consacrée au bilan de l’action gouvernementale, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a pressé les éleveurs de mettre leurs ovins sur le marché afin d’alléger la pression sur les prix de la viande. Il a rappelé que le recensement et le programme d’accompagnement des éleveurs étaient achevés et a estimé qu’il n’y avait « plus rien à attendre » côté aides, invitant les producteurs à agir sans délai.
Akhannouch interpelle directement les éleveurs
Le chef du gouvernement s’est adressé sans détour aux professionnels du secteur, les encourageant à commercialiser leurs têtes de bétail. Selon ses déclarations, la phase d’identification des exploitations et la mise en œuvre des mesures de soutien ont été menées à leur terme, ce qui, selon lui, légitime un retour plus rapide des animaux sur les marchés. L’appel vise explicitement à réduire les prix à la consommation en augmentant l’offre disponible.
Reconstitution du cheptel: près de 40 millions de têtes
Le gouvernement met en avant la reconstitution significative du cheptel national, qui atteindrait désormais près de 40 millions de têtes. Ce redressement de l’offre est présenté comme un levier pour stabiliser ou faire baisser les cours si la commercialisation suit l’évolution des effectifs. Le raisonnement avancé est simple : une offre accrue, correctement orientée vers les circuits de vente, devrait alléger la pression haussière observée sur les prix de la viande.
13 milliards de dirhams mobilisés pour l’accompagnement
Aziz Akhannouch a rappelé que près de 13 milliards de dirhams ont été mobilisés pour accompagner les éleveurs, un soutien destiné à moderniser les exploitations, sécuriser les filières et faciliter la remontée de l’offre. Le gouvernement considère ces crédits comme un point d’achèvement du dispositif d’aide, estimant que la liquidité et les incitations financières nécessaires ont été mises à disposition pour permettre aux éleveurs de remettre leurs animaux sur le marché.
Les intermédiaires pointés comme bénéficiaires des prix élevés
Le chef du gouvernement a également dénoncé la persistance de marges importantes chez certains intermédiaires, qu’il a identifiés comme profitant des prix élevés au détriment des consommateurs. Sans nommer d’acteurs précis, il a inscrit la responsabilisation des maillons de la chaîne – collecte, distribution et commercialisation – au cœur de sa critique, soulignant que le redressement du cheptel ne devait pas se traduire par une simple hausse des bénéfices intermédiaires.
Conséquences directes sur le pouvoir d’achat des ménages
L’un des axes répétitifs du discours a été la protection du pouvoir d’achat. Enjoignant les éleveurs à vendre, le gouvernement met en avant l’objectif de diminuer le coût de la viande pour les ménages, affectés par la hausse des prix alimentaires. L’exécutif lie directement la rapidité de mise sur le marché des ovins à un soulagement attendu pour les budgets domestiques, en particulier pendant les périodes de forte consommation.
Calendrier implicite et suite attendue des actions
Si le chef du gouvernement a fixé des attentes claires quant à la commercialisation, il n’a pas détaillé de nouvelles mesures contraignantes ou de calendrier chiffré. L’appel repose pour l’essentiel sur la responsabilisation des éleveurs et sur la conclusion que le soutien financier a été dispensé. La prochaine étape observable sera la réaction des filières et la manière dont les circuits commerciaux intégreront cette incitation pour influer effectivement sur les prix à la consommation.
La prise de position du chef du gouvernement marque une volonté politique de faire jouer l’offre redevenue abondante en faveur d’un retour à des prix plus accessibles, tout en mettant en lumière les tensions persistantes entre producteurs, intermédiaires et consommateurs. L’évolution des prochains jours et semaines permettra de mesurer si l’appel à la commercialisation se traduit par une baisse tangible des prix de la viande et par un allègement du pouvoir d’achat des ménages.