Amine Tehraoui annonce la généralisation des Groupements sanitaires territoriaux pour une gouvernance régionale
Le gouvernement accélère la mise en place des Groupements sanitaires territoriaux pour une gouvernance régionale intégrée
Amine Tehraoui annonce l’accélération des Groupements sanitaires territoriaux: gouvernance régionale, nominations royales et premiers résultats concrets nationaux.
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a présenté mardi l’avancement du chantier des Groupements sanitaires territoriaux (GST), en insistant sur le caractère structurel de la réforme visant à passer d’un modèle centralisé à une gouvernance régionale intégrée. S’exprimant à la Chambre des conseillers lors de réponses à deux questions orales, il a identifié le capital humain comme l’élément central de la réussite de cette transformation et a annoncé le lancement d’une nouvelle phase décisive marquée par des nominations et la préparation des organes de gouvernance.
Objectifs et portée de la transformation
La réforme des GST n’est pas une simple réorganisation administrative, a rappelé le ministre : elle vise à moderniser les mécanismes de pilotage, rapprocher l’offre de soins des citoyens et instaurer une gestion plus efficiente et équitable des ressources. La transformation implique la mise en place de structures régionales dotées de compétences et de responsabilités définies, ainsi que l’établissement de conseils d’administration et de plans d’action pluriannuels pour assurer la continuité des services pendant la transition.
Mesures prises pour sécuriser le personnel
Pour assurer l’adhésion des professionnels de santé, le ministère affirme agir sur deux fronts : garantir la stabilité professionnelle pendant la phase de transition, en évitant toute perturbation des situations administratives, et maintenir un dialogue permanent avec les professionnels et les syndicats. Le ministre a souligné que la réussite dépendrait largement de cette capacité à préserver les conditions de travail et à intégrer le personnel dans les nouvelles configurations organisationnelles.
Nominations et calendrier de mise en œuvre
Suivant la récente décision du Conseil des ministres, cinq directeurs généraux des GST ont été nommés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un geste que le ministre a qualifié de signal du passage à une phase opérationnelle. Le ministère travaille actuellement à la préparation des dossiers nécessaires à la tenue des conseils d’administration dans les semaines à venir et à l’accélération du passage à une gestion régionale effective, incluant la préparation des transferts de ressources humaines et financières.
Résultats observés dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma
L’expérience pilote de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma fournit des indicateurs concrets. Le ministre a indiqué une hausse de 11 % des consultations médicales au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt. Certaines provinces, comme Larache, enregistrent des progrès marqués — la progression de l’accès aux soins y dépasserait 60 % — ainsi qu’une première réduction des délais de rendez-vous et une amélioration des parcours de prise en charge. Ces résultats sont présentés comme des éléments démontrant la pertinence du modèle régionalisé lorsqu’il est accompagné d’ajustements organisationnels et de ressources adéquates.
Préparatifs pour la généralisation et défis à relever
À partir des leçons tirées de la phase pilote, le ministère annonce l’achèvement des structures organisationnelles et la définition précise des compétences à chaque niveau. Des plans d’action pluriannuels sont prévus pour gérer la période transitoire. Néanmoins, le ministre a reconnu que des défis persistent, notamment en matière de coordination interinstitutionnelle, d’optimisation des ressources humaines et de maintien de la qualité de service pendant les transferts. L’accélération de la mise en œuvre devra s’accompagner d’un renforcement des capacités techniques et administratives au niveau régional.
Les autorités insistent sur l’ambition d’améliorer la qualité des services, de les rapprocher des citoyens et d’instaurer une gouvernance sanitaire moderne. Les prochaines semaines seront consacrées à la tenue des conseils d’administration des nouveaux groupements et à l’opérationnalisation des dispositifs financiers et humains nécessaires pour étendre le modèle testé dans le Nord à d’autres régions du royaume.