Attaque de colons israéliens en Cisjordanie à Umm al-Khair contre activistes et journalistes
Attaques et arrestations à Umm al-Khair : deux militants et un journaliste blessés, des vidéos circulent
Vidéos montrent des colons armés battant deux militants et un journaliste à Umm al-Khair (Masafer Yatta). Arrestations, blessures et vols signalés jeudi.
La militante russe Adele Shoko a déclaré jeudi 29 octobre 2026 qu’elle et deux collègues ont été attaqués par des colons israéliens dans le village palestinien d’Umm al-Khair, dans la zone de Masafer Yatta en Cisjordanie. Des séquences vidéo diffusées en ligne montrent plusieurs hommes, certains armés, frappant les victimes et emportant du matériel et des effets personnels. L’incident s’est soldé par des arrestations et des blessures, selon les descriptions publiées par les personnes présentes.
Contexte immédiat de l’attaque
La militante a indiqué que les personnes agressées comprenaient un journaliste américain, Jasper Nathaniel, et un militant israélo-russe identifié comme Andrey X. Selon les récits partagés, les assaillants ont frappé les trois, ont menacé les témoins et ont ensuite pris des objets appartenant aux victimes. Les vidéos montrent des scènes de violence physique et des moments où les forces israéliennes interviennent pour arrêter au moins l’un des journalistes.
État des personnes blessées
D’après les déclarations rendues publiques, Jasper Nathaniel a été battu, aspergé de gaz poivré puis arrêté par les forces sur place. Andrey X aurait subi une commotion cérébrale et perdu connaissance à plusieurs reprises pendant l’attaque. Bien qu’il ait été placé dans une ambulance, il n’aurait pas été conduit à l’hôpital et serait transféré au commissariat, selon les informations publiées par les témoins. Adele Shoko a signalé que les personnes arrêtées n’avaient pas reçu de soins médicaux adéquats au moment des premiers comptes rendus.
Vidéos et éléments visuels diffusés
Plusieurs séquences, publiées sur des réseaux sociaux par des témoins et des militants présents, montrent des hommes frappant Nathaniel et Andrey X, ainsi qu’une autre vidéo où Nathaniel est emmené par les autorités en criant qu’il venait d’être agressé. Les images ont été reprises par divers comptes et suscitent des appels à éclaircir les circonstances de l’intervention et la nature des arrestations. Les vidéos constituent, selon les personnes qui les ont partagées, des éléments de preuve de l’usage de la force par les colons et d’un traitement postérieur par les forces de l’ordre.
Lien avec un incident antérieur le 16 octobre
L’agression à Umm al-Khair intervient peu après un autre épisode de violences de colons, survenu le 16 octobre à Abu Falah, au nord-est de Ramallah. Lors de ce précédent incident, des colons masqués ont attaqué des agriculteurs palestiniens pendant la récolte des olives : des arbres ont été incendiés, des pierres lancées à l’aide de frondes et des récoltes endommagées. Une photojournaliste américaine présente sur les lieux a été agressée, dépossédée de son matériel et hospitalisée. Par ailleurs, des échanges avec des soldats présents ont entraîné l’usage de balles réelles et de gaz lacrymogènes, causant au moins une blessure par balle chez un agriculteur.
Conséquences et demandes d’enquête
Les attaques répétées dans la région ont alimenté des appels, de la part d’élus et d’organisations, à une enquête indépendante sur les violences des colons et la réponse des forces de sécurité. Les demandes portent notamment sur l’identification des auteurs, les modalités des arrestations et l’accès aux soins pour les personnes blessées. Les victimes et leurs soutiens exigent que le matériel volé soit restitué et que des mesures de protection soient mises en place pour les civils et les journalistes couvrant la zone.
Situation sécuritaire et implications locales
La série d’événements souligne la fragilité de la situation sur le terrain dans plusieurs villages de Cisjordanie où tensions et affrontements sont fréquents. Les incidents autour des récoltes d’olives, des expulsions et des confrontations entre colons et Palestiniens contribuent à une atmosphère de violence récurrente, avec des répercussions humanitaires et juridiques. Les témoignages et les images publiées alimentent la pression pour des réponses institutionnelles et un examen des procédures de maintien de l’ordre.
Les autorités locales et internationales appelées à intervenir poursuivent leurs démarches pour obtenir des informations complémentaires sur les blessures, les arrestations et les vols rapportés. Les proches des personnes agressées et les témoins attendent désormais que les enquêtes établissent les responsabilités et que soient prises des mesures permettant d’assurer la sécurité des habitants et la protection des travailleurs humanitaires et des journalistes sur le terrain.