Bilan 2025 du cinéma marocain : 26 longs métrages et 129,78 MDH de recettes
Cinéma marocain 2025 : 26 longs métrages, 129,78 MDH de recettes et renforcement des aides
Bilan 2025 du cinéma marocain : 26 longs métrages produits, 2,19 millions de billets vendus et un soutien public renforcé aux productions et aux salles.
Le bilan 2025 du secteur cinématographique national révèle une année marquée par une production soutenue et une reprise de la fréquentation des salles. Vingt-six longs métrages de fiction ont été produits, tandis que les recettes des salles ont culminé à 129,78 millions de dirhams (MDH) pour 2,19 millions de billets vendus. Ces chiffres traduisent une dynamique économique et artistique qui s’appuie sur des financements publics et privés, ainsi que sur des mécanismes d’appui renforcés pour l’écriture, la production et la postproduction.
Production et investissements nationaux
Les sociétés nationales de production ont investi un total de 596,48 MDH en 2025. Parallèlement, le Fonds d’Aide dédié à la production nationale a accordé 73,5 MDH de subventions. Ces montants ont permis de financer une part importante des projets locaux, des étapes d’écriture à la livraison finale, et d’assurer la présence du cinéma marocain sur le marché intérieur.
Avances sur recettes et soutien à la création
Avant production, 18 longs métrages, un long métrage documentaire et six courts métrages ont bénéficié d’avances sur recettes. Ce mécanisme a soutenu le démarrage de tournages et réduit le risque financier pour les porteurs de projets. En postproduction, quatre courts métrages ont obtenu un financement spécifique, ce qui a facilité leur finalisation technique et artistique.
Accompagnement des scénarios et réécriture
L’accompagnement à l’écriture a concerné 15 projets de longs métrages, toutes catégories confondues (fiction et documentaires). Treize projets ont reçu un soutien dédié à la réécriture de leur scénario. Ces dispositifs d’aide visent à renforcer la qualité narrative des productions et à améliorer leur compétitivité sur les circuits nationaux et internationaux.
Soutien ciblé aux documentaires Hassani
Le cinéma documentaire consacré à la culture, l’histoire et le patrimoine Hassani a bénéficié d’un appui ciblé. Dix-huit projets documentaires ont obtenu des avances avant production. Deux documentaires similaires ont reçu des financements en postproduction, et sept projets ont été aidés pour la réécriture de leur scénario. Ce soutien renforce la visibilité et la préservation d’un patrimoine culturel régional à travers l’image.
Fréquentation des salles et modernisation
Le pays comptait 87 écrans de cinéma en activité en 2025. Le Fonds d’Aide pour la numérisation, la création et la modernisation des salles a alloué 15,90 MDH pour soutenir l’adaptation technologique et améliorer l’expérience du public. La commercialisation a généré 129,78 MDH de recettes sur l’année, pour 2,19 millions de billets vendus, indiquant une fréquentation solide mais encore perfectible au regard des objectifs de développement de l’exhibition.
Festivals et rayonnement international
Sur le plan événementiel, 69 festivals nationaux de cinéma ont été organisés avec une enveloppe de 32,61 MDH consacrée à leur soutien. À l’international, le cinéma marocain a enregistré 147 participations à des festivals étrangers, dont 88 invitations en compétition officielle. Ces présences ont été couronnées par 37 prix dans diverses catégories, témoignant d’un rayonnement croissant et d’une reconnaissance artistique au-delà des frontières.
Professionnels et compétences techniques
Le secteur a vu la délivrance de 257 cartes professionnelles en 2025, couvrant l’ensemble des métiers du cinéma : réalisation, production, son, décoration, montage, effets spéciaux, et autres spécialités techniques. Ce flux de certifications favorise la structuration d’un vivier de compétences nécessaires à la montée en gamme des productions locales et à l’accueil de tournages internationaux.
Le bilan 2025 montre un écosystème en consolidation : production active, aides publiques ciblées, modernisation des salles et une présence internationale significative. Les enjeux qui restent sont l’élargissement de l’offre d’écrans, l’augmentation continue de la fréquentation et la diversification des modèles de financement pour assurer la pérennité des créations cinématographiques nationales.