ONCF franchit une nouvelle étape sur la LGV Kénitra-Marrakech
LGV Kénitra–Marrakech : l’ONCF accélère et lance une nouvelle phase du mégaprojet
L’ONCF annonce une avancée majeure du projet LGV Kénitra–Marrakech : nouvelle phase de travaux lancée, calendrier précisé, marchés stratégiques et équipement des gares engagés.
L’Office national des chemins de fer (ONCF) a franchi une nouvelle étape dans le chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Kénitra à Marrakech, marquant une montée en charge visible des travaux et la mise en place de marchés et d’équipements préparatoires. L’annonce traduit une progression concrète du programme ferroviaire lancé à l’échelle nationale et souligne l’effort de coordination entre maîtrise d’ouvrage, entreprises et autorités pour respecter un phasage ambitieux. (oncf.ma)
Avancée générale du chantier
Les travaux ont gagné en intensité depuis le lancement officiel du projet et se traduisent par une présence accrue de chantiers sur des segments clés, notamment dans la région de Casablanca. Les opérations comprennent des terrassements massifs, la réalisation d’ouvrages d’art et la préparation des emprises pour des voies dédiées aux circulations à grande vitesse ainsi que pour les dessertes locales. Cette montée en cadence vise à sécuriser le calendrier d’exécution et à permettre l’enchaînement des phases techniques sans retards majeurs. (oncf.ma)
Chiffres clés et état d’avancement
Les bilans techniques récemment publiés par les intervenants font état d’un volume important de terrassements et du démarrage de dizaines d’ouvrages d’infrastructure. Parmi les indicateurs mis en avant figurent plusieurs millions de mètres cubes de déblais et une soixantaine à une centaine d’ouvrages d’art entamés, témoignant du passage du stade préparatoire à la phase d’exécution intensive. Ces données permettent d’apprécier l’ampleur logistique et matérielle du projet. (medias24.com)
Marchés publics et décisions d’équipement
Dans le cadre du phasage, l’ONCF a lancé des marchés ciblés pour les travaux entre Casablanca et Nouaceur et pour l’équipement des gares et des plateformes techniques. Des appels d’offres de plusieurs centaines de millions de dirhams ont été publiés afin d’assurer la fourniture d’infrastructures ferroviaires, d’installations de sécurité et d’équipements de gares (ascenseurs, escaliers mécaniques, systèmes de contrôle). Ces marchés visent à rapprocher les entreprises locales et internationales de la réalisation concrète des composantes du projet. (medias24.com)
Calendrier, phasage et prochaines étapes
Le chantier est organisé selon un phasage destiné à rendre compatibles travaux lourds et maintien partiel des circulations existantes sur certains axes. Les responsables indiquent que plusieurs tranches ont été engagées au début de l’année et que l’ensemble des gares doit entrer progressivement en phase d’équipement. Les prochaines étapes prévoient l’achèvement des terrassements, la pose des premiers éléments de voie dédiés à la LGV, ainsi que la mise en place des systèmes de signalisation et de communications spécifiques aux lignes à grande vitesse. (oncf.ma)
Impact attendu sur la mobilité et l’économie régionale
La mise en service de la LGV Kénitra–Marrakech est présentée comme un levier pour réduire les temps de parcours interrégionaux, améliorer la connectivité entre les pôles urbains et stimuler l’attractivité économique des territoires traversés. Les gains attendus concernent à la fois le transport de voyageurs — par l’offre d’un service plus rapide et fréquent — et la libération de capacités sur les lignes conventionnelles pour le fret et les dessertes locales. À plus long terme, l’infrastructure doit favoriser les échanges économiques et le développement des zones d’activité autour des gares. (moroccoworldnews.com)
Contraintes techniques, environnementales et de coordination
Les grands chantiers ferroviaires combinent enjeux techniques (ouvrages d’art, interfaces entre réseaux, compatibilité des systèmes), exigences environnementales (gestion des déblais, protection des milieux) et nécessité d’une coordination serrée avec les collectivités locales et les gestionnaires d’autres infrastructures. L’exécution du projet implique des contraintes de phasage pour limiter les perturbations du trafic existant et des mesures d’atténuation environnementale prévues dans les études d’impact et les cahiers des charges des marchés. (oncf.ma)
Plusieurs mois d’efforts restent nécessaires avant l’arrivée des étapes de réception et d’essais, mais l’accélération constatée et les marchés lancés offrent des repères tangibles sur l’avancement. L’attention restera portée sur le respect des délais, la maîtrise des coûts et la qualité des équipements, afin que la future LGV apporte les bénéfices attendus pour la mobilité et le développement territorial.