Éliminée de la CAN, l’Algérie quitte le Maroc par la « porte tunisienne »
Après leur défaite en quarts de finale face au Nigeria, les joueurs de la sélection algérienne ont quitté le territoire marocain ce dimanche soir. Ce départ, organisé depuis l’aéroport de Rabat, a mis en lumière les complexités logistiques liées à la rupture des relations diplomatiques entre les deux voisins, obligeant la délégation à faire appel à une société tierce pour rentrer à Alger.
L’aventure sportive des Fennecs a pris fin brutalement après leur défaite 2-0 face aux Super Eagles. Pour leur retour, la délégation a dû affréter un avion de la compagnie tunisienne Nouvelair afin de contourner la fermeture de l’espace aérien imposée par les autorités algériennes depuis septembre 2021. Cette restriction, qui s’applique à tous les avions marocains et liaisons directes, oblige les voyageurs et fonctionnaires à transiter systématiquement par des pays tiers comme la Tunisie ou la France, augmentant ainsi les coûts et les délais de transport.
Lire : Luca Zidane nerveux et journalistes en colère : les coulisses du crash des Fennecs à Marrakech
Le climat qui entoure cette compétition reste fortement marqué par le contexte géopolitique régional. Alors que les frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie restent fermées depuis 1994, la gestion des flux aériens lors de cette CAN rappelle la profondeur de la crise diplomatique débutée en août 2021.