Escale des joueurs algériens… à Royal Air Maroc
La scène s’est déroulée sur le tarmac de l’aéroport de Rabat-Salé. Pour se rendre à Marrakech, où va se poursuivre leur aventure dans cette CAN, les Fennecs ont pris place à bord d’un avion RAM. Si, selon plusieurs sources, les médias officiels algériens se sont gardés d’encadrer ou de brouiller le logo de l’entreprise à la vitrine rouge, la réalité logistique est incontestable : c’est bien le drapeau marocain qui transportait ses voisins.
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Cette situation résulte du partenariat stratégique liant la RAM à la Confédération Africaine de Football (CAF), faisant de l’entreprise le transporteur officiel de la compétition. Le Maroc, en assurant ces transports sans distinction, applique ce que les observateurs décrivent comme « la logique des grands » : une gestion professionnelle et flexible, qui place l’organisation sportive au-dessus des disputes politiques.
Un scénario qui se répète
Ce n’est pas la première fois que le pragmatisme marocain se heurte au dogmatisme algérien. L’histoire bégaie, rappelant un épisode similaire survenu en juillet 2025 lors de la CAN féminine.
Déjà à l’époque, les équipes féminines d’Algérie et du Sénégal étaient transportées de Casablanca à Oujda par Royal Air Maroc. Le contexte était identique : un boycott officiel, une fermeture de l’espace aérien et un silence médiatique en Algérie sur le lieu de la compétition. Pourtant, sur le terrain, la logistique marocaine a assuré le transfert des délégations vers Berkane et Oujda sans incident.
Aujourd’hui comme hier, la réalité du terrain et les engagements de la CAF imposent une parenthèse de normalité : les joueurs algériens voyagent grâce à l’expertise marocaine, loin des discours de rupture.