Faut-il boycotter les dattes importées au profit des produits marocains ?
A l’approche du mois sacré du Ramadan, les indicateurs sont au vert pour le secteur des dattes. Malgré le stress hydrique, le Maroc a enregistré cette saison une récolte historique de 160 000 tonnes. Une abondance qui, selon les professionnels, devrait inciter les consommateurs à privilégier le produit national plutôt que les importations.
Les craintes de pénurie liées à la sécheresse semblent écartées. Le président de la Fédération marocaine de commercialisation et de valorisation des dattes se veut rassurant : le marché est bien approvisionné. Avec une production nationale atteignant un niveau sans précédent, l’offre ne se limite plus à la seule variété « Medjoul », mais offre désormais une diversité retrouvée.
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Pour la fédération, l’enjeu est désormais économique et social. Consommer marocain, c’est soutenir directement les agriculteurs des oasis, durement touchés par les aléas climatiques.
Cependant, environ 50 000 tonnes de dattes étrangères continuent d’être importées. Une situation qui agace certains producteurs locaux, comme un opérateur à Zagora, interrogé par Hespress. Selon lui, la production réelle est sous-évaluée par les statistiques officielles, ce qui justifie artificiellement le recours aux importations.
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“Le Maroc n’aurait pas besoin d’importer, ou très peu, si un recensement précis était réalisé”, affirme-t-il. Il pointe le rôle des spéculateurs qui auraient intérêt à maintenir ces flux extérieurs au détriment de la valorisation du produit local. Les professionnels appellent donc l’État à revoir ses méthodes comptables pour refléter la réalité du terrain.