Fès-Meknès valide le Grand Stade de Meknès à 600 MDH, FRMF contributeur principal
Le Conseil régional valide le Grand Stade de Meknès, projet de près de 600 millions de dirhams
Le Conseil de Fès‑Meknès approuve le Grand Stade de Meknès (≈600 MDH) : répartition du financement, rôle de la FRMF et retombées prévues en vue de la Coupe du monde 2030.
Le Conseil de la région Fès‑Meknès a adopté, lors d’une session extraordinaire tenue à Fès, neuf conventions de partenariat visant à soutenir plusieurs projets structurants, dont la construction du Grand Stade de Meknès. L’infrastructure, évaluée à près de 600 millions de dirhams, constitue l’un des investissements majeurs décidés par les élus régionaux pour renforcer l’offre sportive et les capacités d’accueil du territoire en prévision d’événements internationaux. La décision formalise les engagements financiers et les modalités de gouvernance qui encadreront la réalisation et l’exploitation du futur équipement.
Approbation des conventions et montant global
La session extraordinaire a validé un ensemble de conventions qui encadrent la mise en œuvre du Grand Stade de Meknès. Le montant global annoncé avoisine les 600 millions de dirhams, chiffre qui intègre les participations des partenaires publics et privés identifiés. L’adoption officielle de ces accords marque le passage du projet à une phase opérationnelle, avec des jalons financiers et administratifs désormais fixés. Les conventions précisent aussi les engagements de maintenance et d’exploitation pour garantir la pérennité du stade une fois livré.
Détail du financement par partenaire
La répartition financière validée répartit la charge entre plusieurs acteurs : le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports apporte 150 millions de dirhams ; la région Fès‑Meknès mobilise 100 millions ; le Conseil préfectoral de Meknès participe à hauteur de 10 millions ; la commune de Meknès s’engage pour 30 millions ; la commune du Méchouar Stinia pour 10 millions. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est le principal contributeur avec une participation de 300 millions de dirhams, soit la moitié de l’enveloppe prévue. Ces montants fixent un cadre clair pour les appels d’offres et la programmation des phases de travaux.
Maîtrise d’ouvrage confiée à la FRMF et pilotage technique
La convention définit les rôles opérationnels : la FRMF assurera la maîtrise d’ouvrage du projet tandis que l’Agence nationale des équipements publics a été désignée maître d’ouvrage délégué. Cette répartition vise à combiner l’expertise sportive et la capacité technique de gestion des équipements publics. La FRMF, en tant que maître d’ouvrage, prendra en charge la coordination sportive et la conformité aux normes internationales ; l’agence déléguée sera chargée du suivi des marchés publics, du contrôle technique et de la supervision des réalisations sur le terrain.
Lien stratégique avec la préparation à la Coupe du monde 2030
Le président du Conseil régional, Abdelouahed El Ansari, a souligné l’importance du stade dans la stratégie régionale de préparation à la Coupe du monde 2030. Selon les autorités, le site permettra d’accueillir plusieurs sélections nationales pendant la compétition et de répondre aux exigences d’entraînement et d’hébergement attendues pour un événement de cette ampleur. Le projet s’inscrit donc dans une logique de montée en gamme des infrastructures sportives qui doit renforcer l’attractivité de la région pour des événements internationaux.
Impact économique, social et calendrier prévisionnel
Les responsables locaux mettent en avant les retombées économiques attendues : création d’emplois directs et indirects, dynamisation des filières BTP et hôtelières, et stimulation des investissements privés autour du complexe sportif. Le Grand Stade de Meknès est également présenté comme un levier pour le développement territorial, complétant d’autres chantiers déjà engagés dans la région. Les conventions signées posent les bases d’un calendrier prévisionnel, même si les délais précis de livraison dépendront des procédures d’appel d’offres et de l’exécution des travaux par les entreprises retenues.
Les élus insistent sur la nécessité d’un suivi rigoureux et d’une coordination interinstitutionnelle pour respecter les engagements financiers et techniques. La mise en œuvre du projet sera scrutée par les partenaires locaux et nationaux, qui attendent désormais la publication des marchés et le lancement effectif des travaux afin de transformer l’accord politique en réalisations concrètes sur le terrain.