FIFA impose deux techniciennes au banc des équipes nationales dont une entraîneuse ou adjointe
Fédération internationale : règle inédite oblige deux femmes sur le banc de chaque sélection nationale
Une instance du football impose au moins deux femmes sur le banc de chaque sélection, dont une entraîneuse, pour accélérer la parité; mise en œuvre dès septembre 2026 (U20 Pologne).
Lors d’une réunion tenue jeudi, le conseil de l’instance dirigeante a adopté une réglementation inédite exigeant la présence d’au moins deux femmes sur le banc de touche de chaque équipe nationale engagée dans ses compétitions. L’une de ces deux femmes devra obligatoirement occuper le poste d’entraîneuse principale ou d’adjointe. Le texte fixe le démarrage du dispositif au Mondial des moins de 20 ans organisé en Pologne en septembre 2026, avant une généralisation progressive sur l’ensemble des compétitions supervisées par l’instance.
Contenu précis de la nouvelle réglementation
La règle impose que chaque sélection inscrite dans une compétition officielle fasse figurer au minimum deux femmes au sein de son encadrement présent sur la feuille de match. L’une des deux devra être nommée en qualité d’entraîneuse principale ou d’adjointe, et être clairement identifiée dans la liste technique fournie avant le début de la compétition. Les fédérations recevront des directives opérationnelles pour adapter leurs procédés d’enregistrement du staff et pour vérifier la conformité lors des contrôles pré-compétition.
Calendrier de mise en œuvre et premières échéances
Le déploiement débute en septembre 2026 lors du Championnat du monde des moins de 20 ans en Pologne. Après cette première application, l’instance prévoit d’étendre l’obligation aux compétitions suivantes selon un calendrier établi par son conseil. Des périodes transitoires pourront être accordées aux fédérations nationales qui devront modifier leurs structures et recruter ou former du personnel technique féminin pour satisfaire aux nouvelles exigences.
Motifs invoqués et constat sur l’encadrement technique
La décision vise à corriger un déséquilibre marqué dans la représentation des femmes au sein des encadrements techniques. Lors de la Coupe du monde 2023, plusieurs équipes participantes n’avaient aucune femme au sein de leur staff technique. L’instance a souligné que cet état de fait reflète une absence de parcours d’accès et de visibilité pour les femmes entraîneuses, et que la mesure cherche à créer des opportunités concrètes et immédiates au niveau international.
Appui institutionnel et déclaration de responsables
La mesure a reçu le soutien explicite de la présidence de l’institution. Par ailleurs, une responsable de football citée par l’instance a déclaré : « Il n’y a tout simplement pas assez de femmes entraîneuses aujourd’hui. Nous devons faire plus pour accélérer le changement. » Ces prises de position témoignent d’un engagement officiel en faveur de la parité et d’un usage de l’autorité réglementaire pour favoriser la transformation des pratiques au sein des fédérations.
Programmes d’accompagnement et chiffres révélés
Pour accompagner la transition, l’instance indique avoir soutenu la formation de 795 techniciennes via un programme de bourses de formation, réparties à travers 73 associations depuis 2021. Ces dispositifs visent à améliorer la qualification et l’employabilité de candidates aux postes techniques, en proposant stages, modules de formation et accompagnement professionnel. L’instance prévoit d’amplifier ces actions parallèlement à l’entrée en vigueur de l’obligation afin de limiter les effets de rupture pour les fédérations.
Conséquences pratiques pour les fédérations nationales
Les fédérations devront adapter leurs processus de recrutement, de formation et de gestion du personnel technique. Certaines associations risquent de rencontrer des contraintes logistiques et budgétaires pour identifier et intégrer rapidement des candidates qualifiées. Des collaborations régionales, des programmes nationaux de développement et des partenariats avec des instances locales de formation seront probablement nécessaires pour répondre aux nouvelles exigences sans compromettre la préparation sportive des équipes.
La mesure marque une étape réglementaire forte en faveur de la représentation féminine dans le football international et met les fédérations devant des obligations claires et rapides. Reste à observer comment les structures nationales mettront en place les recrutements et la formation pour respecter le calendrier fixé et quelle évolution cela produira, à moyen terme, sur la diversité des staffs techniques et sur les parcours professionnels des femmes dans le football.