FMEF et ministère de l’Agriculture signent une convention pour l’éducation financière rurale
Convention entre le ministère de l’Agriculture et Bank Al Maghrib pour renforcer l’éducation financière en milieu rural
À Rabat, Ahmed El Bouari et Abdellatif Jouahri signent une convention pour renforcer l’éducation financière rurale, ciblant agriculteurs, jeunes et femmes.
La signature d’une convention-cadre à Rabat ouvre une nouvelle étape dans l’effort national pour renforcer l’éducation financière en zones rurales. La convention, paraphée à Rabat mercredi par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, et par le Wali de Bank Al Maghrib et président de la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, Abdellatif Jouahri, instaure un cadre de coopération destiné à adapter et déployer des programmes d’éducation financière ciblés pour les populations rurales.
Objectifs précis de la coopération
L’accord vise à structurer la coordination entre le ministère et la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière afin de concevoir des modules pédagogiques et des parcours de formation adaptés aux réalités du terrain. Les publics prioritaires identifiés sont les agriculteurs, les organisations professionnelles agricoles, les jeunes et les femmes vivant en milieu rural. L’objectif annoncé est de faciliter l’accès à des connaissances financières de base et de renforcer la capacité des bénéficiaires à gérer leurs activités économiques, accéder aux produits financiers et améliorer leur inclusion économique.
Formation de formateurs et intégration dans les dispositifs existants
Une attention particulière est consacrée à la formation de formateurs mobilisés par le ministère de l’Agriculture. Ces formateurs seront préparés pour intégrer durablement l’éducation financière aux dispositifs d’accompagnement technique et de formation agricole déjà en place. La stratégie retenue repose sur un effet multiplicateur : former des relais locaux permettra une diffusion progressive et structurée des contenus auprès des exploitants et des groupements professionnels, en s’appuyant sur les réseaux institutionnels existants.
Alignement avec la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF), qui place l’éducation financière comme levier central pour l’inclusion économique et sociale. En reliant les actions menées sur le terrain à une stratégie nationale, la convention cherche à garantir une cohérence des interventions et une convergence des moyens publics et de la Fondation. Cet alignement vise à améliorer l’efficacité des programmes et à mesurer plus finement leur impact sur l’accès aux services financiers en milieu rural.
Modalités opérationnelles et contractualisation future
La mise en œuvre de la convention-cadre se déclinera au moyen de conventions spécifiques et de plans d’action opérationnels signés avec les différentes entités concernées. Ces accords permettront de préciser les cibles, les méthodes pédagogiques, les indicateurs de performance et le calendrier d’exécution. Les instruments opérationnels envisagés incluent la production de supports adaptés, des sessions de formation sur le terrain, et le suivi-évaluation pour ajuster les interventions en fonction des retours des bénéficiaires.
Lien avec les actions sectorielles et les événements récents
La démarche fait suite aux actions déjà engagées par le ministère, notamment dans le cadre du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) 2026, où la question de l’inclusion financière en milieu rural a été mise en avant. L’accord renforce la continuité entre les initiatives événementielles et des dispositifs pérennes, en transformant des engagements ponctuels en programmes structurés destinés à produire un impact durable.
La convention-cadre marque un renforcement de la coopération institutionnelle au service d’une agriculture plus inclusive et résiliente. En combinant expertise financière et réseaux de formation agricole, le partenariat vise à améliorer les capacités de gestion des exploitations rurales, à faciliter l’accès aux produits financiers adaptés et à renforcer la participation des jeunes et des femmes à l’économie rurale. Ces actions, articulées autour de plans opérationnels et d’un dispositif de suivi, devraient permettre d’évaluer les progrès et d’ajuster les interventions pour répondre aux besoins concrets des territoires.