Infantino propose des millions aux associations avant le Conseil de la FIFA
Gianni Infantino propose des millions aux associations de la FIFA pour consolider son soutien
Gianni Infantino propose des distributions financières aux associations avant le Conseil de la FIFA du 15 octobre, pour gagner du soutien face à l’opposition.
Infantino propose des paiements aux associations
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a informé les chefs des six confédérations régionales qu’il était disposé à discuter d’un versement massif de fonds aux associations membres lors de la réunion du Conseil de la FIFA prévue le 15 octobre. Dans sa lettre, il a indiqué ne pas préjuger du montant et a exprimé son soutien à « le plus grand niveau de financement supplémentaire qui puisse être fourni de manière responsable », sous réserve de conditions de gouvernance, de transparence et de vérification. Il a en outre demandé que toutes les propositions soient consolidées en une évaluation intégrée soumise au Conseil pour examen.
Calendrier et forme de la décision au Conseil
Le point financier figure officiellement à l’ordre du jour de la réunion du 15 octobre, ce qui place la discussion au centre des préoccupations politiques de la FIFA dans les semaines précédant le prochain cycle électoral. Infantino a demandé au Secrétaire général de préparer une synthèse des demandes pour permettre au Conseil de statuer sur un mécanisme unique et cohérent plutôt que sur des chiffres isolés. Le calendrier accéléré et la demande d’une évaluation consolidée laissent entendre que la direction souhaite parvenir à une décision rapide pour apaiser les tensions.
Opposition liée au projet FFE et aux investisseurs
La proposition financière intervient après une série de critiques et de controverses liées au projet initial de création d’une entité commerciale, baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), qui prévoyait notamment la vente d’environ 20 % de cette structure. Ce plan avait suscité des réserves en raison d’investisseurs identifiés et des craintes sur la marchandisation des compétitions. Le projet FFE a été abandonné par la suite, mais il a laissé des traces dans les relations entre la présidence et plusieurs confédérations et ligues majeures.
Pression des ligues et demande de réforme de la gouvernance
Plusieurs grandes ligues européennes ont récemment appelé à une réforme de la gouvernance de la FIFA, dénonçant des orientations économiques qu’elles jugent axées sur l’exploitation commerciale plutôt que sur la protection de l’intégrité du jeu. Des présidents de confédérations ont demandé des mesures concrètes, et des lettres officielles ont réclamé l’utilisation des réserves de la FIFA pour soutenir les associations à hauteur de montants planchers. Les demandes concurrentes portent sur des montants divergents : selon des documents remis aux responsables, le plan FFE aurait prévu au moins 20 millions de dollars par nation, tandis que certaines confédérations ont proposé un minimum de 10 millions de dollars financé à partir des réserves existantes.
Conséquences pour la réélection et la limite des mandats
Infantino, à la tête de l’instance depuis dix ans, a confirmé sa candidature à un nouveau mandat et tente de consolider son assise politique face à une opposition croissante. La question des limites de mandats demeure centrale : les présidents de la FIFA sont normalement limités à trois mandats de quatre ans, mais en 2022 il a été soutenu que son premier mandat — résultant d’une élection lors d’un Congrès extraordinaire — ne devrait pas compter dans cette limite. Des groupes de défense et des organes internes ont soulevé des objections et sa candidature a été critiquée par certains pour des raisons de gouvernance et de conformité.
Les efforts d’Infantino pour offrir des distributions financières visent à rétablir un équilibre politique avant l’échéance électorale, mais la manœuvre intervient dans un climat de défiance et de demandes de transparence accrue. Plusieurs confédérations ont formulé des exigences précises sur la provenance et les garanties entourant les fonds proposés, insistant sur la nécessité d’un cadre vérifiable pour éviter toute utilisation partisane des ressources.
En l’absence d’un candidat rival déclaré à ce jour, le geste financier représente autant une tentative de persuasion qu’une réponse aux critiques publiques et institutionnelles. Les prochains jours jusqu’au Conseil du 15 octobre seront déterminants pour savoir si une solution consensuelle peut être négociée ou si la controverse sur la gouvernance continuera d’alimenter les tensions au sein du football mondial.
La décision du Conseil sur les montants et les modalités de distribution, ainsi que la réaction des associations nationales et des confédérations, façonnera les équilibres politiques en vue des élections à la présidence et influencera les débats sur l’avenir commercial et institutionnel de la FIFA.