“J’étais prêt à payer 500 000 euros”
L’épic qatari a changé son statut. D’un joueur respecté de Wydad Casablanca, il est allé à celui d’une valeur sûre du football international. “Après la Coupe du monde, j’ai senti que j’avais acquis ce titre de joueur confirmé, fiable”, a-t-il déclaré à Foot Mercato. Reconnaissance qui ne l’a pas détourné de ses racines. “Cela ne m’a pas changé, je suis toujours le même homme. Comme ses coéquipiers, il a vécu cette aventure sous une forme d’isolement protecteur.” Nous étions dans une bulle. Notre objectif était comme si nous étions en mission. Il gagnait et retournait à l’hôtel. Ce n’est qu’après la compétition, confrontée à une ferveur populaire, que le groupe a pris la mesure de son exploit, cédant la place à une forme de nostalgie. “Vous pensez à cette période, aux moments … il y a beaucoup de nostalgie surtout quand je vois les objectifs, la joie du peuple marocain.” “
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Avec cette nouvelle notoriété, son objectif était clair: pour rejoindre l’Europe, un rêve d’enfance. La continuation était cependant loin d’être une longue rivière calme. Convaincu que les offres afflueraient, il tombe des nuages. “Je suis allé voir ma direction pour me demander si j’avais des offres. Et ils m’ont dit qu’il n’y avait pas d’offre. C’était leur réponse. J’ai été choqué. C’est enfin Montpellier qui se manifeste. Mais le montant Wydad est gourmand, a déclaré les six mois de contrat de son joueur.” Accepte de s’aligner. Le transfert s’est renversé. “L’analyse du joueur est amère:” En fait, le Wydad voulait que je reste et ne pensait pas que Montpellier allait s’aligner. Ils se sont dit qu’à 1,2 million d’euros, un joueur du championnat marocain, à la fin du contrat en 6 mois, cela n’allait pas être fait. »»
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Malgré cet épisode, son attachement au club reste intact, distinguant l’institution de ses dirigeants. «Le club n’appartient pas aux dirigeants, il appartient aux supporters. J’appartiens à ce club», insiste sur celui qui finira par étendre son contrat pour maintenir ses chances dans la sélection. Cependant, le rêve européen n’est pas sorti. Quelque temps plus tard, une autre porte s’est ouverte, cette fois du côté de Le Havre. Un accord est rapidement conclu, à la fois avec le club et avec le joueur. Seul obstacle: une clause de libération de 500 000 euros. La direction de Le Havre garantit qu’elle sera levée, mais le fichier n’ira jamais. “Le Havre m’a dit qu’ils n’avaient pas l’argent pour payer cette clause”, révèle le défenseur. La déception est immense, au plus fort de son désir de traverser la Méditerranée. «Pour vous le dire, j’étais même prêt à payer la clause moi-même pour pouvoir jouer en Europe et vivre ce rêve. Mais je n’ai jamais eu de réponse.» »
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Ces deux échecs consécutifs le conduiront enfin en Russie, à Sotchi, qui était plus concret en payant la clause à Wydad. Aujourd’hui de retour dans la première division russe après un prêt concluant à Al-Ahly en Égypte, la Yahya Attiat-Allah reste concentrée sur ses objectifs sportifs, avec la prochaine Coupe africaine des nations en ligne en vue. Il en profite pour tordre le cou à certaines rumeurs lors d’un retour possible au giron. “À aucun moment je n’ai reçu une offre du Wydad comme mentionné au Maroc. Personne n’a discuté avec moi”, a-t-il dit, fatigué que son silence soit parfois mal interprété. «Les gens l’apprécient parce que je ne parle pas souvent. Je n’aime pas vraiment parler aux médias, je veux juste faire mon travail. Un travail qu’il espère continuer à faire au plus haut niveau, toujours guidé par le maillot des Lions Atlas et la relation de confiance qu’il a avec son entraîneur, Walid Regragui.