la guerre des pastèques fait rage
La « guerre de l’eau » a trouvé son nouveau front. Alors que les autorités ont serré la vis en interdisant la culture de fruits gourmands en eau, la colère gronde parmi les agriculteurs. Un collectif de la région de Tata est monté au créneau, dénonçant un « harcèlement systématique » de la part des autorités régionales.
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Pour ces professionnels, l’argument de la sécheresse ne serait qu’un « prétexte fallacieux » ne reposant sur aucune donnée technique fiable. Ils dénoncent une injustice territoriale, s’étonnant que leurs voisins de Taroudant, Tiznit ou Assa ne subissent pas le même sort, alors même que les conditions climatiques y sont comparables.
Face à ce tollé, les défenseurs de l’environnement et des droits humains s’unissent derrière la décision préfectorale. Pour eux, l’équation est simple : il n’y a plus assez d’eau pour tout le monde.
Des études récentes de l’Agence des Bassins Eaux confirment que les réserves sont à peine suffisantes pour garantir l’eau potable aux habitants et maintenir une agriculture de subsistance. «La situation climatique et hydrique ne permet pas une agriculture intensive comme la culture de pastèques», explique le président d’une association locale. Il assure ne pas être « contre les agriculteurs », mais défend une « exploitation durable » pour éviter la catastrophe.
Le constat est partagé par le Centre marocain des droits de l’homme. Le chef du bureau régional alerte sur le risque d’un assèchement total. Selon lui, la culture intensive de la pastèque menace de détruire les oasis sur 450 kilomètres.
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« Cela conduirait à la destruction de ce système qui permet aux gens de rester sur leurs terres », prévient-il. Entre la rentabilité immédiate de l’or rouge (pastèque) et la survie à long terme des populations oasiennes, l’écart semble désormais insurmontable.