La militante franco-marocaine Zineb Kharroubi devant le tribunal
Arrêtée le 12 février à l’aéroport de Marrakech, la jeune femme a passé une nuit en garde à vue à Casablanca. Elle a ensuite été présentée au parquet, qui a décidé de la poursuivre en liberté en attendant le début de son procès.
Sur Bladi.net : GenZ 212 : Zineb Kharroubi, figure de la contestation en France, arrêtée à Marrakech
Les poursuites se fondent sur l’article 299 du Code pénal marocain. Ce délit l’expose à une peine de prison de trois mois à un an, potentiellement assortie d’une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 dirhams. A ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les faits exacts ayant déclenché cette procédure.
GenZ212 : l’activisme des MRE face à la justice
Zineb Kharroubi s’engage à Paris auprès de GenZ212, un mouvement regroupant des jeunes Marocains principalement basés à l’étranger. Tirant symboliquement son nom du code téléphonique international du royaume, le collectif défend les libertés publiques et milite pour l’implication politique des jeunes.
Même si les manifestations de rue ont cessé depuis la mi-décembre, le bilan de cette vague de répression est lourd : selon l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), près de 5 700 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement. À ce jour, environ 2 100 jeunes sont toujours incarcérés, certains purgeant des peines allant jusqu’à 15 ans de prison, tandis que des centaines d’autres attendent toujours leur procès.