Laftit finalise la réforme des marchés de gros de fruits et légumes
Le gouvernement finalise un projet de loi pour réformer les marchés de gros des fruits et légumes
Le ministère de l’Intérieur finalise un projet de loi pour réformer les marchés de gros fruits et légumes, en coordination avec l’Agriculture et le Commerce.
Projet de loi en phase finale
Abdelouafi Laftit a engagé la phase ultime de rédaction d’un projet de loi visant à réformer les marchés de gros dédiés aux fruits et légumes. Pilotée par le ministère de l’Intérieur, cette initiative est menée en coordination avec les ministères de l’Agriculture et du Commerce et de l’Industrie. L’objectif annoncé est de moderniser l’organisation des marchés de gros pour améliorer la transparence des circuits, la sécurité sanitaire et la fluidité des échanges entre producteurs, intermédiaires et distributeurs.
Principaux objectifs de la réforme
La réforme vise à clarifier les règles de gouvernance des marchés de gros, à renforcer les mécanismes de régulation des prix et à réduire les frictions logistiques qui pèsent sur la filière. Parmi les objectifs attendus figurent la réduction des pertes post-récolte, l’amélioration des conditions d’hygiène et de conservation, et la promotion d’une meilleure rémunération des producteurs. Le texte devrait aussi encourager l’adoption d’outils numériques pour la traçabilité et la commercialisation, afin de rendre les transactions plus rapides et plus lisibles.
Coordination entre ministères et parties prenantes
La conduite du dossier par le ministère de l’Intérieur indique une volonté d’approche multisectorielle et de concertation avec les acteurs locaux. Le ministère de l’Agriculture et le ministère du Commerce sont impliqués pour intégrer les enjeux de production, de qualité sanitaire et de distribution. Les discussions en cours incluent, selon les éléments communiqués, des représentants des groupements de producteurs, des opérateurs de marché et des autorités locales, afin d’adapter le cadre réglementaire aux réalités territoriales et commerciales.
Conséquences attendues pour les producteurs et commerçants
Si le projet est adopté, il pourrait modifier la répartition des rôles entre opérateurs et autorités gestionnaires des marchés de gros. Les producteurs espèrent une meilleure transparence des prix et un accès plus direct aux acheteurs, ce qui pourrait améliorer leurs marges. Les commerçants et intermédiaires pourraient être appelés à se conformer à de nouvelles obligations en matière d’hygiène, d’équipements et de transparence commerciale. Des mesures d’accompagnement et de transition seront nécessaires pour limiter les impacts sur les petits commerçants et les structures informelles.
Impacts logistiques et infrastructures visés
La réforme place la logistique au cœur des améliorations recherchées : modernisation des aires de stockage, développement de la chaîne du froid, optimisation des flux routiers et renforcement des capacités de vente en gros. Ces aménagements visent à diminuer les pertes, à stabiliser l’offre sur les marchés urbains et à mieux répondre aux variations saisonnières de la production. L’évolution du régime foncier et des concessions d’occupation des marchés de gros pourrait également être abordée pour faciliter les investissements privés et publics dans les infrastructures.
Enjeux économiques et prix pour les consommateurs
En organisant mieux les marchés de gros, les autorités visent à limiter les distorsions qui expliquent parfois des fluctuations importantes des prix à la consommation. Une plus grande transparence et une meilleure coordination entre offre et demande pourraient contribuer à une offre plus régulière et à une baisse des pertes, facteurs susceptibles d’avoir un effet modérateur sur les prix. Toutefois, les bénéfices pour le consommateur dépendront aussi de la mise en œuvre effective des mesures et de la capacité des acteurs à absorber les coûts des investissements initiaux.
Calendrier prévisible et étapes législatives
Le projet est décrit comme étant en phase de finition et devra désormais suivre les étapes réglementaires habituelles avant d’entrer en vigueur : examens internes, consultations techniques, puis procédure législative. Des consultations complémentaires avec les collectivités locales et les professionnels du secteur sont attendues pour finaliser le texte et définir les modalités d’application. Le calendrier précis des débats parlementaires et de la mise en œuvre opérationnelle sera déterminé une fois la version finale du projet adoptée par le gouvernement.
La réforme des marchés de gros des fruits et légumes marque une tentative d’adapter l’organisation du circuit agroalimentaire aux besoins contemporains de sécurité sanitaire, d’efficacité logistique et de justice économique entre acteurs; sa portée réelle dépendra de la concertation menée pendant la phase d’adoption et des moyens mobilisés pour accompagner la transition.