Le Maroc élu au conseil administratif de l’Union Africaine des Télécommunications pour 2027-2031
Le Maroc élu au conseil administratif de l’Union Africaine des Télécommunications pour le mandat 2027-2031
Le Maroc rejoint le conseil administratif de l’UAT pour 2027-2031, affirmant son engagement pour l’intégration numérique et la coopération africaine durable.
Le Royaume du Maroc a été élu membre du conseil administratif de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) pour le mandat 2027-2031, décision prise à l’issue de la 26ᵉ Conférence des Plénipotentiaires tenue en 2026. Cette élection consacre la présence accrue du pays dans les instances africaines dédiées aux télécommunications et marque une étape pour le renforcement de la coopération continentale sur les infrastructures numériques, la cybersécurité et l’intelligence artificielle.
Modalités de l’élection et durée du mandat
L’élection place le Maroc parmi les Etats chargés de contribuer aux orientations et à la gouvernance technique de l’UAT pour la période 2027-2031. Le mandat quadriennal implique la participation aux travaux stratégiques, la coordination des politiques réglementaires entre pays africains et la représentation des positions communes de l’Afrique dans les forums internationaux relatifs aux télécommunications.
Composition et activité de la délégation marocaine à Abuja
La délégation marocaine s’est rendue à Abuja pour la 26ᵉ Conférence des Plénipotentiaires et aux réunions préparatoires qui se sont déroulées du 16 au 24 juillet 2026. Elle était composée de hauts responsables du ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, de représentants de l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT), de l’Agence de Développement du Digital (ADD) et de la représentation diplomatique du Maroc à Abuja. Cette présence de haut niveau visait à défendre les priorités nationales et à promouvoir des initiatives de coopération technique et de transfert de compétences.
Priorités stratégiques mises en avant par le Maroc
Lors de ses interventions, le Maroc a souligné que le développement des infrastructures numériques, des réseaux de télécommunications et des capacités en intelligence artificielle sont des leviers essentiels pour accélérer la transformation économique et sociale du continent. Le pays a rappelé ses feuilles de route nationales, dont Maroc Digital 2030, la stratégie « AI Made in Morocco » et la stratégie nationale de cybersécurité à l’horizon 2030, comme socles d’expérience partageable et d’appui à des projets régionaux.
Initiatives proposées pour renforcer les capacités africaines
La délégation a présenté plusieurs projets et plateformes susceptibles de bénéficier à l’ensemble des pays africains. Parmi ces propositions figurent le réseau des JAZARI Institutes, le Hub Digital for Sustainable Development (D4SD) développé en partenariat avec des acteurs internationaux, et le projet Igoudar Numérique Dakhla, qui vise à renforcer les capacités en matière de cloud, d’intelligence artificielle, de centres de données et de services numériques. Ces offres s’inscrivent dans une logique de co-développement et de mutualisation des ressources pour réduire la fracture numérique entre pays.
Rôle de l’UAT dans l’harmonisation des politiques et la représentation internationale
Créée en 1977, l’Union Africaine des Télécommunications est l’organe spécialisé de l’Union africaine pour la promotion des technologies de l’information et de la communication. L’UAT travaille à l’harmonisation des politiques et des cadres réglementaires, à l’amélioration de l’interopérabilité des réseaux et à la défense des positions africaines dans les instances internationales. L’entrée du Maroc au conseil administratif lui donnera un rôle direct dans l’élaboration des programmes, des normes et des initiatives de coopération technique pour la décennie à venir.
L’élection du Maroc au conseil administratif s’inscrit dans une dynamique plus large d’intégration numérique régionale. En participant aux décisions stratégiques de l’UAT, le Royaume pourra à la fois partager ses expériences nationales et aider à structurer des réponses communes aux défis du continent : connectivité durable, souveraineté numérique, protection des données et développement des compétences dans les technologies émergentes. Cette nouvelle responsabilité implique aussi un suivi opérationnel des projets proposés, la mise en place de partenariats publics-privés et la coordination avec les autorités nationales pour assurer la mise en œuvre concrète des initiatives au bénéfice des pays africains.