Le PJD appelle à une loi stricte sur la possession de chiens dangereux au Maroc
Le PJD propose un amendement face à la montée des agressions liées aux chiens dangereux
Le groupe parlementaire PJD plaidait pour l’ajout d’un article au projet de loi sur les animaux errants afin de mieux encadrer la possession de chiens considérés comme dangereux.
Urgence législative soulignée par le PJD
La députée Salwa El Bardaï a mis en lumière la gravité des agressions causées par des chiens errants, signalant que certains incidents ont été qualifiés de mortels. Face à cette situation alarmante, le PJD a tenté d’introduire un amendement pour permettre une meilleure régulation des animaux à risque. Cet amendement, connu sous l’appellation d’article 18 bis, visait à renforcer les mesures de sécurité et à protéger la population.
Contenu de l’amendement proposé
L’amendement proposé stipulait qu’une autorisation préalable de l’administration serait requise pour posséder un chien classé comme dangereux. Parmi les critères imposés figuraient la majorité légale du propriétaire, l’absence de casier judiciaire, un suivi vétérinaire régulier et une obligation de contrôle de l’animal dans les espaces publics. Cette approche avait pour objectif de responsabiliser les propriétaires d’animaux potentiellement agressifs et de réduire les risques d’incidents.
Rejet de l’amendement par l’exécutif
La réaction de l’exécutif n’a pas tardé à se faire entendre. Lors d’une réunion de la commission des secteurs productifs, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a affirmé qu’il était impératif de maintenir la version initiale du projet de loi. Selon lui, la loi 56.12, déjà en vigueur, prohibe strictement l’acquisition, l’élevage, l’importation ou la vente de chiens classés comme dangereux, ce qui, selon lui, était suffisant pour garantir la sécurité des citoyens.
Position du ministre de l’Agriculture
Le ministre a exprimé sa position en déclarant qu’un système de licences constituerait un abandon des mesures de protection en place. Il a insisté sur le fait que l’exécutif ne souhaitait pas diluer sa stratégie actuelle, qui repose sur une interdiction générale des chiens classés comme dangereux. Il a argumenté que la priorité devait être la protection des citoyens dans les espaces publics, plutôt que la mise en place de compromis entre les droits de propriété et la responsabilité des propriétaires de chiens.
Conséquences potentielles pour les propriétaires
Cette position pourrait avoir des répercussions significatives sur les propriétaires de chiens au Maroc. Les appels à une régulation plus stricte s’accompagnent de préoccupations concernant la sécurité publique, mais aussi les droits des propriétaires. Les discussions autour de ce sujet délicat soulignent un besoin de trouver un équilibre entre sécurité et responsabilité.
Climat de tension autour des chiens errants
La multiplication des agressions liées aux chiens errants a mis en exergue un enjeu sociétal de plus en plus pressant. Alors que des voix s’élèvent pour une intervention législative, la position du gouvernement reste ferme sur le maintien d’une interdiction stricte. Les débats autour de ce sujet complexe sont loin d’être clos, et la nécessité d’un dialogue national sur la gestion des animaux errants semble incontournable.
Les tensions entre les préoccupations de sécurité et les droits des propriétaires continuent de susciter un vif débat au Maroc. Les discussions sur la régulation des chiens dangereux devraient s’intensifier à mesure que la société cherche des solutions viables pour améliorer la sécurité publique tout en respectant les droits individuels.