Les Marocains résidant à l’étranger confrontés à des lourdeurs bureaucratiques pour investir au Maroc
Le gouvernement marocain cherche à dynamiser l’investissement des Marocains résidant à l’étranger
Malgré les efforts du gouvernement, les Marocains vivant à l’étranger peinent à investir au Maroc, confrontés à une bureaucratie lente et paralysante.
Bureaucratie paralysante pour les entrepreneurs
Lors d’une récente séance à la Chambre des représentants, des députés ont exprimé leur préoccupation concernant la lenteur des procédures administratives qui entrave les investissements de la diaspora. Le député Kouloub Faitah a souligné que les entrepreneurs passent souvent plus de temps dans les couloirs des administrations que dans la préparation de leurs projets. Ce constat illustre un obstacle majeur à l’investissement des Marocains résidant à l’étranger, qui pourraient autrement contribuer significativement à l’économie nationale.
Un investissement étriqué malgré de grandes attentes
Actuellement, la part des investissements privés réalisés par les Marocains résidant à l’étranger stagne à seulement 10%. Cette situation est jugée inacceptable par les parlementaires, qui notent que les transferts de fonds des MRE représentent une part importante du produit intérieur brut (PIB) national. Pourtant, cette contribution financière ne se traduit pas encore par des investissements directs, ce qui soulève des questions sur les motivations réelles des entrepreneurs expatriés.
Réponses du gouvernement aux critiques
Face à ces préoccupations, le ministre délégué chargé de l’Investissement, Karim Zidane, a annoncé des réformes visant à améliorer l’efficacité des démarches administratives. La dématérialisation des services est au cœur de sa stratégie, avec la création de nouvelles plateformes numériques permettant aux utilisateurs de soumettre et de suivre leurs demandes à distance. Ce changement est vu comme une voie prometteuse pour faciliter l’investissement, en évitant aux entrepreneurs de devoir se déplacer pour des étapes préliminaires.
Encadrement et soutien pour les MRE
Pour soutenir ces initiatives, l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) a mis en place une cellule d’assistance dédiée spécifiquement aux besoins des Marocains résidant à l’étranger. Cet encadrement vise à répondre de manière efficace aux préoccupations des investisseurs potentiels, en leur offrant les outils nécessaires pour naviguer dans le système administratif marocain.
Rencontres à l’étranger pour écouter les préoccupations
Karim Zidane, lui-même MRE, a multiplié les rencontres à l’étranger pour entendre directement les préoccupations de la diaspora. Ces échanges permettent de mieux comprendre les besoins spécifiques des entrepreneurs marocains à l’étranger et d’expliquer les incitations et facilitations mises à leur disposition. Ces efforts visent à établir un climat de confiance et à encourager davantage d’investissements au pays.
Vers une amélioration continue des processus
Il est crucial que le gouvernement marocain s’engage à poursuivre ses efforts en matière d’allègement bureaucratique. Les propositions de dématérialisation et d’amélioration des services doivent être suivies d’actions concrètes et mesurables. L’objectif ultime est de transformer la perception des Marocains résidant à l’étranger concernant l’investissement au Maroc, afin que leur sagesse économique et leur liquidité se concrétisent en investissements actifs dans le pays d’origine.
Cette collaboration et ces ajustements bénéficiaires pourraient faire la différence dans la revitalisation de l’économie nationale, tout en renforçant les liens entre la diaspora et le Maroc.