Mariam Ikassrien rejoint SKB Nederland pour défendre les jeunes et l’égalité des chances
Mariam Ikassrien nommée au conseil de surveillance de SKB Nederland pour défendre l’égalité des chances des jeunes
Mariam Ikassrien rejoint SKB Nederland le 1er octobre 2026 pour porter la voix des jeunes et promouvoir l’égalité des chances à l’école et au foyer durablement.
Mariam Ikassrien a été nommée membre du conseil de surveillance de SKB Nederland le 1er octobre 2026. À 27 ans, elle représente officiellement la jeunesse au sein d’un organe de cinq membres présidé par Mariëlle Paul, ancienne ministre de l’Enseignement primaire et secondaire (2023–2024) puis ministre des Affaires sociales jusqu’en février 2026. Sa nomination intervient après un parcours scolaire atypique et un engagement marqué en faveur de la santé mentale et de l’accès à l’éducation.
Nomination au conseil de surveillance de SKB Nederland
Sa prise de fonction début octobre 2026 la place au centre des réflexions sur l’égalité des chances à l’école. Le conseil de surveillance, composé de cinq membres, a pour mission d’orienter les initiatives visant à réduire les inégalités scolaires. En tant que représentante des jeunes, Mariam siège désormais à un niveau décisionnel où les orientations politiques et les recommandations pratiques sont discutées et validées.
Parcours scolaire et ascension académique
Arrivée aux Pays-Bas quelques années plus tôt, Mariam a d’abord été orientée en vmbo-basis, une filière secondaire à dominante professionnelle. Elle aspirait déjà à des études universitaires ; soutenue, elle a progressé rapidement vers le havo puis le vwo, filières générales courantes dans le système éducatif néerlandais. Elle a obtenu son diplôme et s’est ensuite inscrite à l’université d’Utrecht en sciences de l’éducation, choisissant cette voie pour mieux comprendre et améliorer le fonctionnement des parcours d’apprentissage.
Expériences de discrimination et pression culturelle
Tout au long de son parcours, Mariam a ressenti la pression de devoir dépasser les attentes liées à ses origines. Elle a expliqué avoir eu le sentiment que ses enseignants n’accordaient leur confiance que face à des résultats très élevés, ce qui l’a poussé à fournir des efforts supplémentaires pour être prise au sérieux. Ce vécu façonne aujourd’hui ses interventions : elle met en avant l’importance de reconnaître et d’accompagner les talents qui ne correspondent pas toujours aux standards académiques habituels.
Engagement pour la santé mentale des jeunes
Mariam est engagée au sein d’une fondation dédiée à la santé mentale des jeunes, où elle siège au conseil consultatif. Ce rôle lui a permis de travailler directement avec d’autres jeunes pour formuler des propositions destinées aux décideurs. Elle a déclaré que ces expériences lui ont appris les codes et le langage nécessaires pour dialoguer efficacement avec les acteurs politiques et institutionnels, et pour faire remonter des recommandations concrètes.
Rencontres avec la reine Máxima en 2023
En 2023, Mariam a eu plusieurs rencontres formelles avec la reine Máxima, qui occupe une position d’honneur au sein de la fondation pour la santé mentale des jeunes. Ces rencontres se sont tenues dans différents lieux institutionnels, dont un palais et une résidence officielle, et lors d’un festival universitaire en septembre 2023 où elle a pris la parole en public. Ces échanges ont renforcé sa capacité à porter la parole des jeunes dans des contextes protocolaires et publics.
Candidature internationale et orientations futures
En 2024, Mariam a été finaliste d’une élection visant à désigner un représentant des jeunes auprès des Nations unies sur les questions de droits humains et de sécurité. Elle n’a pas obtenu le mandat mais son positionnement au niveau national et son expérience locale l’ont préparée à prendre part à des instances consultatives. Dans ses déclarations récentes, elle affirme vouloir faire entendre les voix des jeunes peu entendues et plaide pour une approche de l’égalité des chances qui dépasse l’école.
Dans ses interventions de juillet 2026, Mariam a insisté sur le rôle du foyer et de l’entourage dans les trajectoires scolaires : pour elle, l’égalité des chances dépend autant des conditions familiales et sociales que de la qualité de l’enseignement. À son arrivée au conseil de surveillance, elle a indiqué vouloir promouvoir des politiques qui tiennent compte de ces dimensions multiples, afin d’unir efforts scolaires et accompagnement familial pour réduire les fractures sociales.