Maroc: bilan gouvernemental, croissance 4,5% déficit ramené à 3,5% et 56 MMDH d’IDE
Bilan gouvernemental : la majorité salue la progression économique et sociale tout en soulignant les défis à venir
Séance plénière : la majorité met en avant une croissance de 4,5% (2021-2025), déficit ramené à 3,5%, IDE à 56 MMDH, et rappelle la nécessité de réformes.
Dans une séance plénière consacrée à l’examen du bilan de l’action gouvernementale, les groupes parlementaires de la majorité ont présenté une lecture positive des résultats macroéconomiques et sociaux obtenus au cours du mandat. Ils ont mis en avant une série de choix stratégiques fondés sur le soutien à l’investissement public, la consolidation de la sécurité énergétique et hydrique, et l’élargissement des programmes sociaux, estimant que ces orientations ont permis de conjuguer développement économique et protection sociale.
Majorité défend un cap stratégique clair
Les élus du Rassemblement national des indépendants (RNI) ont souligné la cohérence et la clarté des référentiels adoptés par l’Exécutif. Selon leur intervention, le gouvernement a privilégié une approche prudente et anticipative, axée sur la maîtrise des indicateurs économiques plutôt que sur l’attentisme. Cette stratégie, ont-ils expliqué, a contribué à orienter la dynamique économique nationale et à préserver les équilibres macrofinanciers face aux chocs externes.
Résultats macroéconomiques 2021‑2025
Les intervenants de la majorité ont rappelé plusieurs indicateurs chiffrés : un taux de croissance moyen proche de 4,5% entre 2021 et 2025, contre 2,1% sur la période précédente, un déficit budgétaire réduit de 5,5% à 3,5%, et une hausse substantielle des investissements directs étrangers, évalués à 56 milliards de dirhams (MMDH) en 2025. Ces éléments ont été présentés comme la traduction d’une politique économique ayant renforcé la confiance des investisseurs et stabilisé les finances publiques.
Mesures pour atténuer la hausse des prix de l’énergie
Face à la montée des prix internationaux de l’énergie, les groupes de la majorité ont rappelé les mesures prises pour protéger le pouvoir d’achat des ménages. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a cité la subvention du gaz butane et les mesures de stabilisation des prix de l’électricité comme exemples d’actions proactives destinées à limiter l’impact de l’inflation énergétique. Les parlementaires ont insisté sur le fait que, malgré la persistance d’une cherté ressentie par les citoyens, ces dispositifs ont évité des hausses de prix comparables à celles observées dans d’autres pays.
Justice sociale et rôle des élites politiques
Le groupe istiqlalien de l’Unité et de l’Égalitarisme a mis l’accent sur la dimension sociale de la gestion publique, affirmant que la période constituerait une opportunité pour consolider les bases de l’État social, conformément à la Haute Vision Royale. Les élus ont insisté sur la nécessité d’une élite politique attentive aux préoccupations de la jeunesse et aux exigences de justice sociale et territoriale, afin que les politiques publiques bénéficient à l’ensemble des régions et des catégories sociales. Ils ont également exprimé l’espoir que les prochaines élections législatives marquent un tournant qualitatif pour un développement plus inclusif.
Accompagnement des réformes et contraintes internationales
Le Groupe constitutionnel démocratique et social, tout en apportant un soutien critique, a réaffirmé son engagement à accompagner les réformes institutionnelles, sectorielles et territoriales menées sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Les parlementaires ont rappelé que cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’un nouveau modèle de développement visant l’horizon 2035. Ils ont cependant relevé les défis persistants : pressions inflationnistes, hausse des prix, perturbations des chaînes d’approvisionnement et instabilités sur les marchés internationaux qui continuent de peser sur la trajectoire de redressement.
L’échange en séance plénière a mis en lumière un consensus relatif sur la nécessité de poursuivre la mise en œuvre des politiques engagées tout en adaptant les réponses aux contraintes externes et sociales. Les différents groupes de la majorité ont insisté sur la combinaison d’un pilotage macroéconomique prudent et d’initiatives sociales ciblées pour préserver la résilience du pays et améliorer la qualité de vie des citoyens. Le débat parlementaire a ainsi servi de plateforme pour rappeler l’impératif d’un engagement continu autour des réformes structurelles et de la solidarité nationale, en vue d’atteindre les objectifs fixés pour les années à venir.