Maroc: des hauts responsables rejetés
Les élus, membres du Conseil de la commune rurale de Tamda, condamnés à une peine de prison et une amende ont été rejetés par le gouverneur de la province de Sidi Bennour par une décision administrative.
Par décision administrative, le gouverneur de la province de Sidi Bennour a rejeté six élus du parti Istiqlal et un élu du rassemblement national des indépendants (RNI), déjà condamné par la Cour de Sidi Bennour de première instance pour la prévarication électorale et dans la gestion des affaires publiques. Selon les explications de certains élus locaux, ce licenciement a été inévitable, même s’il a fallu du temps pour être prononcé en raison du début de la procédure. En effet, c’est le ministre de l’Intérieur qui autorise l’autorité administrative locale à prendre une telle décision.
Lire: Corruption au Maroc: deux députés rejetés
Ces élus ont été ciblés par une plainte adressée au président du bureau du procureur général à Rabat, renforcée par des documents dépendants. Les éléments de la Gendarmerie royale de Sidi Bennour étaient alors responsables de la réalisation d’une enquête en profondeur et de la question des élus cités dans la plainte. De la confrontation entre les plaignants et l’accusé et l’examen des documents dépendants, il semble que ces élus avaient, à la fin des élections du 8 septembre 2021, aidé le président du Conseil municipal afin de garantir leurs conseillers au sein dudit conseil.
Lire: Maroc: maires sur des chaises éjectiables
Ces élus ont payé cher pour leur crime électoral. En juin 2022, la Cour de première instance de Sidi Bennour les a condamnés à trois mois de prison. Chacun d’eux a également reçu une amende de 10 000 dirhams.