Maroc et France préparent réunion à Rabat sur numérique et IA en juillet
Maroc et France renforcent leur partenariat en intelligence artificielle et numérique lors d’un entretien à Genève
À Genève le 6 juillet 2026 : Maroc et France s’engagent à renforcer leur coopération en IA, souveraineté numérique et innovation.
La ministre déléguée marocaine chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et la ministre française déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, se sont rencontrées le lundi 6 juillet 2026 à Genève pour approfondir la coopération bilatérale en matière de numérique et d’intelligence artificielle. L’entretien, qui s’est tenu en marge du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, a porté sur la recherche, la formation de talents, l’accompagnement des entreprises innovantes et la gouvernance des infrastructures numériques.
Rencontre officielle à Genève
La réunion, organisée simultanément aux travaux internationaux sur la régulation de l’IA, a permis aux deux ministres d’esquisser les contours d’un partenariat stratégique. Elles ont abordé des priorités communes : le développement des capacités locales, le transfert de compétences, et la promotion d’une IA centrée sur l’humain, respectueuse de la vie privée et de la sécurité dès la conception.
Axes de coopération identifiés
Plusieurs axes concrets ont été évoqués, notamment la co-innovation entre laboratoires et entreprises, le soutien aux start-up, l’intégration de l’IA dans les services publics et l’accélération du déploiement de solutions cloud souveraines. Les discussions ont aussi porté sur la formation et la mobilité des talents, afin de répondre aux besoins croissants des secteurs public et privé en ingénierie des données et en sécurité informatique.
Calendrier et prochaines étapes
À l’issue de l’entretien, Amal El Fallah Seghrouchni a annoncé la préparation d’une réunion bilatérale à Rabat prévue à la mi-juillet 2026 pour formaliser et approfondir les projets de coopération. Cette échéance doit permettre de définir des feuilles de route opérationnelles, des programmes d’échanges et des mécanismes de financement pour des initiatives communes, tout en identifiant des projets pilotes à court terme.
Position commune sur la souveraineté numérique et l’éthique
Les deux responsables ont exprimé leur volonté de renforcer la souveraineté numérique de leurs pays et de protéger les citoyens, en particulier les populations vulnérables, face aux risques technologiques. Elles ont rappelé l’importance d’une IA mise au service du citoyen, encadrée par des principes éthiques et des garanties en matière de confidentialité des données. Le Maroc a également réaffirmé son engagement dans les travaux internationaux sur l’éthique de l’IA, notamment à travers ses contributions aux recommandations internationales.
Opportunités pour l’écosystème des entreprises innovantes
Anne Le Hénanff a mis en avant les possibilités de collaboration autour de l’écosystème des start-up, du cloud et de l’innovation industrielle. La France et le Maroc envisagent des partenariats pour soutenir l’émergence d’entreprises technologiques, favoriser l’accès au financement et faciliter l’adoption de solutions numériques par les administrations et les entreprises. Le Maroc a été présenté comme un acteur clé pour la diffusion de l’IA sur le continent africain, positionnement qui ouvre des perspectives de projets régionaux conjoints.
L’entretien de Genève marque une étape dans le renforcement des relations numériques entre Rabat et Paris, avec un accent sur des engagements opérationnels et sur la structuration de projets communs. La réunion annoncée à Rabat à la mi-juillet 2026 devra préciser les modalités de coopération, en particulier les calendriers, le partage de compétences et les zones prioritaires d’intervention. Les déclarations des deux ministres traduisent une convergence d’intérêts autour d’une IA responsable, d’une meilleure résilience des infrastructures numériques et d’un développement économique partagé fondé sur l’innovation.