Ports : l’ANP lance sa stratégie 2035 pour moderniser les infrastructures
L’ANP lance l’élaboration de sa stratégie portuaire à l’horizon 2035
Le 6 juillet 2026, l’ANP annonce le lancement de l’élaboration d’une stratégie portuaire nationale visant la modernisation, la digitalisation, les investissements et la transition verte jusqu’en 2035.
Le 6 juillet 2026, l’Agence Nationale des Ports (ANP) a officiellement engagé le processus d’élaboration de sa stratégie à l’horizon 2035, une démarche destinée à définir les orientations de développement du réseau portuaire national pour la prochaine décennie. L’initiative vise à renforcer la capacité des ports, améliorer la compétitivité logistique du pays et intégrer des objectifs de durabilité environnementale et de transition énergétique. Ce lancement marque le départ d’un cycle de concertation et de planification stratégique qui doit articuler objectifs opérationnels, priorités d’investissement et calendrier de mise en œuvre.
Objectifs prioritaires de la stratégie 2035
La stratégie 2035 visera prioritairement à moderniser les infrastructures portuaires, optimiser les chaînes logistiques et accroître la résilience face aux fluctuations du commerce mondial. L’ANP cible une intégration plus poussée entre ports et hinterland, la réduction des temps d’escale, et l’amélioration des performances opérationnelles pour attirer davantage de trafic commercial et de services à haute valeur ajoutée. La feuille de route devrait aussi préciser des indicateurs de performance et des étapes intermédiaires pour mesurer les progrès d’ici 2035.
Investissements et modernisation des infrastructures
La planification inclura l’identification des besoins d’investissement en matière d’infrastructures : quais, bassins, zones logistiques, accès routiers et ferroviaires. L’accent sera mis sur la capacité à traiter des volumes croissants de conteneurs, la diversification des trafics (vrac, passagers, roulier) et la modernisation des terminaux existants. Le recours à des partenariats public-privé, à la mobilisation de financements internationaux et à des mécanismes innovants de financement public est attendu pour soutenir ces chantiers.
Transition digitale et connectivité logistique
La digitalisation constitue un axe central de la stratégie : déploiement de systèmes d’information portuaires interopérables, optimisation des procédures douanières, traçabilité des flux et automatismes pour accélérer le transit des marchandises. L’objectif est de transformer les ports en plateformes logistiques intelligentes capables d’échanger efficacement avec les opérateurs privés, les transporteurs et les autorités régulatrices, réduisant les coûts et les délais pour les exportateurs et importateurs.
Enjeux environnementaux et adaptation climatique
La stratégie intégrera des mesures pour réduire l’empreinte carbone des activités portuaires et promouvoir des énergies plus propres, notamment l’électrification des équipements, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la gestion durable des déchets. La résilience face aux risques climatiques — élévation du niveau de la mer, tempêtes et variations extrêmes — fera également l’objet d’études et de plans d’adaptation pour protéger les infrastructures à long terme.
Gouvernance, concertation et acteurs impliqués
La préparation de la stratégie mobilisera un large panel d’acteurs : autorités publiques, opérateurs portuaires, gestionnaires de terminals, collectivités locales, opérateurs logistiques, milieux financiers et partenaires internationaux. Des phases de consultation publique et sectorielle permettront d’affiner les priorités et d’assurer l’adhésion des parties prenantes. La gouvernance de la mise en œuvre devra garantir transparence, suivi des engagements et pilotage par objectifs mesurables.
Impact économique et territorial attendu
Une stratégie portuaire bien définie doit renforcer la compétitivité des filières exportatrices, stimuler l’activité logistique interne et favoriser la création d’emplois qualifiés dans les zones portuaires et leurs régions d’influence. L’amélioration des connexions multimodales et l’optimisation des chaînes d’approvisionnement devraient attirer de nouveaux opérateurs et investissements industriels, contribuant à un effet multiplicateur sur l’économie nationale et territoriale.
La phase d’élaboration annoncée aujourd’hui ouvre une période de travail technique et de concertation avant l’adoption des orientations définitives. Les prochaines étapes consisteront en diagnostics détaillés, définition d’objectifs chiffrés, priorisation des projets et élaboration d’un calendrier de mise en œuvre avec des jalons vers 2035. Les décisions prises au cours de ce cycle auront un rôle déterminant pour positionner les ports comme des leviers stratégiques de développement économique et logistique du pays.