Maroc et Russie renforcent coopération parlementaire à la Chambre des conseillers
Maroc-Russie : Renforcement de la coopération parlementaire à Rabat
À Rabat, les groupes d’amitié parlementaire Maroc–Russie conviennent de renforcer la coopération bilatérale, notamment en transition numérique, pêche et énergie.
La délégation du groupe d’amitié parlementaire de la Fédération de Russie, conduite par Alexander Dvoinykh, s’est entretenue à Rabat avec le groupe d’amitié maroco-russe à la Chambre des conseillers, présidé par Fatima El Hassani. La rencontre, organisée dans le cadre d’une visite de travail de la délégation russe au Royaume, visait à intensifier la coopération parlementaire et à approfondir les canaux de dialogue entre les deux chambres législatives.
Objectif de la réunion et portée diplomatique
La réunion a eu pour objectif principal de consolider les relations bilatérales à travers la diplomatie parlementaire. Les échanges ont porté sur la dynamique politique qui a marqué les relations maroco-russes ces dernières années, avec un accent sur les mécanismes de coopération mis en place entre les institutions représentatives. Les participants ont rappelé l’importance des contacts réguliers entre parlementaires comme vecteur de stabilité et de partenariat stratégique.
Rappel des impulsions récentes aux relations bilatérales
Les intervenants ont souligné l’impact des initiatives diplomatiques majeures passées sur le développement du partenariat. En particulier, ils ont évoqué la visite royale à Moscou en 2016 comme un point d’inflexion ayant donné un nouvel élan aux relations économiques et politiques entre les deux pays. Cette référence a servi de base pour envisager des actions concrètes au niveau parlementaire visant à traduire cet élan en projets et accords sectoriels.
Axes sectoriels identifiés pour la coopération
La réunion a permis d’identifier plusieurs secteurs prioritaires pour un renforcement concret de la coopération : la pêche maritime, la transition et la transformation numérique, la cybersécurité, les énergies et le secteur pharmaceutique. Pour chaque domaine, les parlementaires ont échangé sur les besoins réglementaires, les cadres d’investissement possibles et les initiatives communes susceptibles de favoriser les échanges techniques et industriels.
Rôle des groupes d’amitié dans le dialogue et les visites mutuelles
Les deux parties ont mis en avant le rôle central des groupes d’amitié parlementaire dans l’organisation d’échanges, de visites mutuelles et d’ateliers thématiques. Ces structures sont perçues comme des facilitateurs pour la mise en place de programmes de coopération, l’harmonisation de positions sur des dossiers internationaux et la promotion d’un réseau d’acteurs publics et privés capable d’accompagner les projets bilatéraux.
Engagements pour la coordination et le suivi parlementaire
Au terme des discussions, les parlementaires se sont accordés sur la nécessité d’un suivi régulier et coordonné des dossiers abordés. Ils ont convenu de renforcer les canaux de communication entre les deux groupes d’amitié et d’organiser des rencontres sectorielles pour traduire les orientations générales en actions opérationnelles. L’accent a été mis sur l’élaboration d’un calendrier de visites et sur la création de groupes de travail techniques sur les priorités communes.
Les participants ont insisté sur l’importance d’aligner les efforts parlementaires avec les initiatives gouvernementales et économiques afin d’assurer une complémentarité entre la diplomatie institutionnelle et les projets concrets en matière d’investissement, de transfert de technologie et de renforcement des capacités. La coopération parlementaire est ainsi envisagée comme un levier pour faciliter les partenariats publics-privés et les accords sectoriels.
Cette rencontre à Rabat illustre la volonté des deux pays de donner une dimension plus structurée et pragmatique à leurs relations bilatérales. Par l’activation de mécanismes parlementaires permanents et la concentration sur secteurs stratégiques tels que le numérique, la pêche et l’énergie, les acteurs concernés cherchent à créer des ponts durables entre les milieux législatifs et économiques, en vue de servir des intérêts communs et d’accroître les opportunités de coopération.