Marrakech-Safi investit 330 millions de dirhams pour moderniser son réseau routier
Marrakech-Safi lance 330 millions de dirhams de projets routiers pour moderniser son réseau
Marrakech-Safi engage plus de 330 millions de dirhams dans des travaux routiers destinés à fluidifier la circulation, renforcer la compétitivité et accompagner l’urbanisation.
La région Marrakech‑Safi a annoncé, pour la période couvrant l’année 2026, le lancement d’une série de projets routiers dont le coût cumulé dépasse 330 millions de dirhams. Ces travaux visent à moderniser le réseau de voirie, améliorer la fluidité de la circulation entre les pôles urbains et industriels, faciliter les échanges économiques et soutenir la croissance urbaine observée à Marrakech et à Safi. L’annonce, rendue publique à la veille du 14 juillet 2026, détaille un ensemble d’interventions à la fois sur des axes interurbains et sur des voiries structurantes à l’intérieur des principalités urbaines.
Investissement de 330 millions de dirhams
Les crédits annoncés dépassent les 330 millions de dirhams et couvrent des opérations variées : réfection de chaussées, création ou élargissement de voies, aménagements de carrefours, construction de ponts et d’ouvrages de drainage. L’effort budgétaire se veut à la fois territorialement équilibré et ciblé sur des corridors à fort trafic qui soutiennent l’activité économique régionale. La répartition précise des montants par projet n’a pas été intégralement publiée au moment de l’annonce, mais l’enveloppe confirme la priorité accordée aux infrastructures routières par les autorités régionales.
Axes routiers prioritaires identifiés
Parmi les interventions prévues figurent des travaux sur les liaisons entre Marrakech et ses communes périurbaines, ainsi que sur les voies reliant le port et les zones industrielles de Safi aux principaux axes nationaux. Les opérations devraient inclure des sections de routes nationales et provinciales jugées prioritaires en raison de leur rôle logistique et touristique. L’accent est mis sur des interventions qui réduisent les temps de parcours et améliorent la sécurité routière, notamment sur des tronçons à forte densité de poids lourds.
Objectifs de compétitivité et de mobilité
Les autorités régionales présentent ces projets comme un levier de compétitivité territoriale : en réduisant les coûts de transport et les délais d’acheminement, la modernisation routière doit favoriser les échanges commerciaux et attirer des investissements. Sur le plan urbain, l’amélioration des voiries est conçue pour mieux absorber la croissance démographique et le développement économique de Marrakech et Safi, limitant les engorgements et améliorant l’accès aux services. La dimension sécurité routière et résilience face aux intempéries figure également parmi les objectifs affichés.
Calendrier des travaux et modalités de financement
Le calendrier annoncé prévoit un phasage des chantiers sur plusieurs mois, certains démarrages étant programmés dès l’été 2026, avec des livraisons successives étalées. Le financement combine des ressources régionales, des participations de l’État et, pour certains volets, des partenariats publics‑privés ou des crédits spécifiques dédiés aux infrastructures. Des appels d’offres pour la sélection des entreprises seront lancés conformément aux procédures en vigueur afin d’assurer transparence et compétitivité des marchés.
Impacts attendus sur l’urbanisation de Marrakech et Safi
Les projets routiers sont présentés comme un accompagnement de la croissance urbaine : en améliorant les liaisons intra et interurbaines, ils soutiendront l’extension résidentielle et industrielle maîtrisée, tout en contribuant à une meilleure distribution des flux touristiques vers les sites attractifs. Les améliorations prévues devraient également faciliter l’accès aux zones d’emploi et réduire les inégalités d’accès à la mobilité entre quartiers centraux et périphériques.
Gouvernance locale et suivi des chantiers
La région a indiqué la mise en place d’instances de suivi pour coordonner les interventions, veiller à la conformité technique des opérations et assurer le respect des délais. Ces mécanismes chercheront à articuler les interventions routières avec les plans locaux d’urbanisme et les projets d’infrastructures complémentaires (eau, assainissement, transports publics). La participation des collectivités locales et la concertation avec les acteurs économiques font partie des engagements formels pour limiter les nuisances pendant les travaux.
Ces programmes routiers s’inscrivent dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures de Marrakech‑Safi, destinée à renforcer l’attractivité régionale et à répondre aux besoins de mobilité d’une population en croissance. Les premières phases opérationnelles débuteront en 2026, avec des effets attendus sur la fluidité et la sécurité routière dès les livraisons des premiers tronçons.