Mary Maker, ambassadrice de l’ONU, exhorte à financer l’éducation et l’emploi des réfugiés
Mary Maker, ambassadrice itinérante de l’ONU, exhorte les dirigeants à investir dans l’éducation et l’emploi des réfugiés
Mary Maker, ancienne réfugiée sud-soudanaise devenue ambassadrice itinérante de l’ONU, appelle le 22 septembre 2026 à des investissements massifs pour l’éducation et l’emploi des réfugiés afin de changer des vies.
Mary Maker, qui a fui le Soudan du Sud enfant et grandi dans un camp de réfugiés au Kenya, a utilisé son histoire personnelle pour plaider, le 22 septembre 2026, en faveur d’un effort mondial soutenu en matière d’éducation et d’accès à l’emploi pour les populations déplacées. Lors de ses interventions récentes en tant qu’ambassadrice itinérante des Nations Unies, elle a souligné que l’éducation avait été déterminante dans sa trajectoire et a lancé un appel direct aux dirigeants politiques et aux bailleurs pour prioriser les ressources humaines et financières en direction des camps et des communautés d’accueil.
Parcours de Mary Maker
Mary Maker a quitté le Soudan du Sud durant son enfance et a passé ses années formatrices dans un camp de réfugiés au Kenya. Son expérience personnelle, marquée par l’accès limité aux services de base, a façonné son engagement pour l’éducation des enfants déplacés. Elle a témoigné que l’école lui a permis d’acquérir des compétences et une confiance qui ont ouvert des possibilités professionnelles et humanitaires, jusqu’à son rôle actuel au sein des Nations Unies.
Appel explicite aux dirigeants mondiaux
Dans ses prises de parole publiques, Mary Maker a demandé des actions concrètes de la part des gouvernements et des institutions internationales. Elle a insisté sur la nécessité d’augmenter les financements dédiés aux programmes scolaires pour réfugiés, d’élargir les formations professionnelles et de créer des passerelles vers le marché du travail. Son message cible les décideurs nationaux, les agences multilatérales et les donateurs privés, en leur demandant d’intégrer l’éducation et l’emploi des réfugiés dans les plans nationaux de développement.
Etat des obstacles à l’éducation des réfugiés
Les obstacles identifiés par Mary Maker incluent le manque d’infrastructures scolaires, l’insuffisance d’enseignants qualifiés, les barrières linguistiques et les contraintes financières qui forcent les familles à retirer leurs enfants de l’école pour des raisons économiques. Elle a aussi mis en garde contre les inégalités entre les réfugiés et les enfants des communautés hôtes, qui aggravent les tensions locales si elles ne sont pas traitées par des politiques inclusives et des investissements ciblés.
Mesures concrètes proposées pour l’emploi
Pour réduire la vulnérabilité économique des réfugiés, Mary Maker propose des programmes combinant formation professionnelle, reconnaissance des qualifications obtenues à l’étranger et incitations aux employeurs pour l’embauche. Elle encourage la création de partenariats public-privé afin de développer des filières d’apprentissage adaptées aux besoins locaux et aux secteurs en croissance. Elle plaide également pour des mécanismes d’intégration dans les marchés du travail formels, afin d’éviter le recours à l’économie informelle et de garantir des revenus stables.
Impact attendu et perspectives régionales
Selon Mary Maker, les investissements dans l’éducation et l’emploi ont un effet multiplicateur sur la stabilité sociale et la résilience économique. À court terme, ils augmentent l’accès à l’apprentissage et réduisent la vulnérabilité. À moyen terme, ils améliorent les perspectives d’insertion professionnelle et contribuent à la cohésion entre réfugiés et communautés hôtes. Elle a souligné que des approches adaptées aux contextes locaux, notamment en Afrique de l’Est où elle a grandi, sont essentielles pour transformer ces effets en résultats durables.
La voix de Mary Maker s’inscrit dans un récit plus large sur la nécessité d’intégrer les réfugiés dans les politiques publiques plutôt que de les considérer uniquement comme des bénéficiaires d’aide humanitaire. Son témoignage personnel, combiné à des propositions opérationnelles, vise à orienter les débats vers des solutions pragmatiques et mesurables. En appelant les dirigeants à agir maintenant, elle met l’accent sur le coût humain et économique du statu quo et sur les bénéfices qu’apporte une génération de jeunes réfugiés scolarisés et professionnellement autonomes.