OMS salue le Maroc pour la modernisation numérique des données de mortalité
Le Maroc avance dans la digitalisation des certificats de décès et améliore la qualité de ses données vitales après une réforme majeure du système national
Un rapport international 2026 met en lumière les progrès du Maroc dans la digitalisation des certificats de décès et l amélioration de la qualité des données vitales
Le Maroc est mis en avant par un rapport international de 2026 pour les avancées récentes de son système de statistiques vitales et de la gestion des données de mortalité. L étude souligne la nécessité de données complètes fiables et rapides pour suivre les tendances sanitaires et orienter les politiques publiques. À l échelle mondiale des lacunes importantes persistent mais le cas marocain illustre des progrès concrets obtenus par une transformation technologique et institutionnelle.
Problèmes persistants des données de mortalité dans le monde
Le rapport note qu une grande partie des pays ne dispose pas de systèmes capables de produire rapidement des données exploitables sur les causes de décès. Seuls 18 pour cent des pays transmettent leurs données de mortalité dans un délai d un an. Près d un tiers des pays n ont jamais fourni d informations sur les causes de décès. En 2023 environ 61 millions de décès ont été enregistrés à l échelle mondiale. Parmi eux à peine 21 millions ont été notifiés avec une indication de cause et seulement 12 millions sont considérés comme exploitables au regard des standards internationaux de classification.
Situation du Maroc avant la réforme
Jusqu à une période récente le Maroc fonctionnait avec un modèle centré et partiel qui ne couvrait qu une fraction de la population. Ce dispositif produisait un nombre significatif de certificats avec des causes de décès mal définies et limitait l utilité des statistiques pour la planification sanitaire. La faible couverture et la multiplicité d enregistrements non standardisés empêchaient une lecture fiable des tendances épidémiologiques et compliquaient les réponses aux besoins de santé publique.
Transformation vers une plateforme numérique décentralisée
Les autorités nationales ont opéré une refonte profonde du système de collecte des certificats de décès. Le changement s est matérialisé par le passage d une saisie papier centralisée à une plateforme numérique décentralisée conforme aux standards internationaux. La nouvelle solution permet la saisie en ligne des certificats un codage automatisé des causes de décès et des contrôles de qualité en temps réel. Cette architecture vise à augmenter la couverture de la population concernée à améliorer la rapidité de traitement et à réduire le recours à des catégories peu informatives.
Effets observés sur la qualité et la couverture des données
Depuis l implémentation de la plateforme le pays a enregistré une hausse sensible du nombre de certificats traités et une réduction de la part des causes mal identifiées. Le renforcement des contrôles au moment de la saisie et le codage automatique ont contribué à produire des fichiers plus exploitables pour l analyse statistique. Ces améliorations facilitent désormais l utilisation des données dans l élaboration et l évaluation des politiques publiques ainsi que pour la surveillance des tendances sanitaires locales et nationales.
Rôle des partenaires et des outils numériques
La transformation a reposé sur une collaboration interinstitutionnelle et un appui externe pour l adoption d outils recommandés par la communauté internationale. L intégration de technologies conçues pour le codage et le contrôle qualité a permis d automatiser des étapes auparavant manuelles et sujettes à erreur. La formation des personnels et la mise en place de procédures de gouvernance ont été des éléments clés pour pérenniser les gains obtenus et assurer l utilisation effective des données par les décideurs.
Prochaine étape pour la comparabilité internationale
La stratégie nationale prévoit désormais l adoption de la CIM 11 afin d améliorer la comparabilité et l interopérabilité des données avec les bases internationales. Ce passage constitue une étape logique pour harmoniser les classifications renforcer la cohérence des séries temporelles et faciliter le partage d informations avec d autres systèmes. L alignement sur ce standard permettra aussi d affiner les analyses sur les causes de décès et d orienter plus précisément les interventions de santé publique.
Le cas marocain montre que des investissements ciblés en digitalisation en gouvernance et en renforcement des capacités produisent des résultats mesurables même dans des contextes contraints. La transformation du système de statistiques vitales du pays illustre une voie praticable pour d autres Etats qui cherchent à améliorer la qualité et la disponibilité des données essentielles pour la santé publique.