Panne des télécommunications au Tigré en Éthiopie alors que les combats s’étendent
Tigré : coupure massive des communications alors que les combats s’intensifient (25 septembre 2026)
Le 25 septembre 2026, le Tigré a été privé de télécommunications et d’Internet alors que les affrontements entre les forces fédérales et les forces tigréennes s’intensifiaient, ravivant la crainte d’un blocus humanitaire.
Coupure des réseaux dans le Tigré confirmée
Le nord de l’Éthiopie a connu, vendredi 25 septembre 2026, une interruption généralisée des services téléphoniques et d’Internet. Des analyses techniques ont signalé une perturbation importante des réseaux dans la région du Tigré, tandis que des informations locales indiquent que l’accès mobile et fixe a été stoppé. Les opérateurs présents dans le pays, dont Safaricom et la société publique Ethio Telecom, ont été désignés dans les communications internes comme étant responsables des fermetures d’accès ordonnées dans la région.
Montée en intensité des combats et extension géographique
Les combats, qui étaient jusque-là concentrés par éclats dans le Tigré, ont connu une escalade cette semaine et se sont propagés aux régions voisines d’Afar et d’Amhara. Des unités gouvernementales et des formations tigréennes se sont affrontées sur plusieurs fronts, provoquant des mouvements importants de troupes et le déplacement de populations civiles. Des groupes armés supplémentaires ont annoncé la formation d’une alliance visant à élargir leur pression contre le gouvernement central, intensifiant encore la dynamique militaire.
Prise d’infrastructures et opérations aériennes
Les forces de l’alliance ont déclaré s’être emparées de plusieurs infrastructures stratégiques, dont trois aéroports régionaux. Les autorités militaires ont rapporté des opérations mêlant infanterie, unités mécanisées et frappes aériennes par drones. Dans ce contexte volatil, des restrictions de communication sont ressenties comme une tactique destinée à contrer l’avantage renseignement et de commandement adverse permis par les liaisons numériques et l’imagerie fournie par les drones.
Accusations transfrontalières et implications régionales
Le gouvernement fédéral accuse des acteurs extérieurs d’apporter un soutien financier et logistique aux forces rebelles, en particulier l’Érythrée, allégation formellement niée par les autorités de la capitale d’Asmara. Ces accusations ajoutent une dimension régionale au conflit déjà interne et ravivent les craintes d’une implication plus directe d’États voisins, ce qui pourrait transformer un conflit national en crise régionale touchant la stabilité dans la Corne de l’Afrique.
Mémoire de la guerre 2020–2022 et risques humanitaires
L’escalade actuelle ranime les souvenirs de la guerre civile de 2020–2022, qui aurait causé environ 600 000 morts et pendant laquelle le Tigré avait été largement isolé par des coupures de télécommunications et un blocus des approvisionnements. À l’époque, ces mesures avaient entraîné des pénuries sévères et des conditions proches de la famine pour des centaines de milliers de personnes. La nouvelle coupure des réseaux et les mouvements militaires rapides ont déjà poussé des habitants à se ruer sur les denrées de base et à retirer de l’argent, signes précurseurs d’une panique civile.
Conséquences diplomatiques et levée récente de sanctions
La reprise des hostilités intervient après une décision internationale prise début septembre 2026 de lever certaines sanctions imposées à l’Éthiopie et à l’Érythrée, décision fondée sur une évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire. La résurgence des combats et la coupure des communications compliquent désormais les efforts diplomatiques et humanitaires, limitant la diffusion d’informations indépendantes et l’acheminement d’aide vers les zones affectées.
Les coupures de réseau compliquent la vérification indépendante des événements sur le terrain et rendent plus difficile l’évaluation en temps réel des besoins humanitaires. Les conséquences probables incluent une augmentation rapide des déplacements internes, des difficultés pour les organisations d’aide à accéder aux populations vulnérables et un risque accru de pénuries alimentaires. La situation reste très incertaine et fragile, avec un potentiel élevé d’escalade supplémentaire si les alliances armées élargissent leur campagne et si des acteurs extérieurs s’impliquent davantage.