Phase 2 du Programme d’appui soutiendra la réforme de la gouvernance des EEP
Phase 2 du Programme d’appui à la gouvernance économique : poursuite des réformes et renforcement de la résilience climatique
Phase 2 lancée en décembre 2025: le Programme d’appui à la gouvernance économique soutiendra des réformes des EEP et renforcera la résilience climatique.
La deuxième phase du Programme d’appui à la gouvernance économique et à la résilience au changement climatique, lancée en décembre 2025, vise à prolonger et approfondir un ensemble de réformes structurelles centrées notamment sur la gouvernance des établissements et entreprises publics (EEP) et sur l’intégration de mesures d’adaptation climatique dans les politiques publiques. Le programme se présente comme une réponse coordonnée aux défis budgétaires, institutionnels et environnementaux, en mettant l’accent sur la transparence, la performance financière et la résilience opérationnelle des entités publiques.
Lancement et calendrier
La phase 2 a été annoncée en décembre 2025 et se déploie sur les prochaines années, avec un calendrier opérationnel visant à traduire rapidement certaines mesures de gouvernance en résultats tangibles. Elle succède à la première phase et se concentre sur la consolidation des acquis initiaux, la généralisation des bonnes pratiques et l’élargissement des interventions aux secteurs publics présentant des risques fiscaux ou des besoins élevés en adaptation climatique. Des jalons annuels permettront d’évaluer les progrès et d’ajuster les priorités.
Objectifs prioritaires
Le programme poursuit trois objectifs principaux : améliorer la gouvernance économique de l’État et de ses entités, réduire les risques budgétaires liés aux EEP, et renforcer la résilience des activités publiques face aux effets du changement climatique. Concrètement, cela implique la mise en place de règles plus strictes en matière de transparence financière, la modernisation des cadres de gestion et de contrôle, ainsi que l’intégration systématique de critères climatiques dans la planification et l’investissement publics.
Réformes de gouvernance ciblées
Parmi les réformes envisagées figurent la clarification des mandats et des responsabilités des conseils d’administration des EEP, l’adoption de contrats de performance et d’objectifs financiers, le renforcement des capacités d’audit interne et externe, et la digitalisation des processus de reporting. Ces mesures visent à réduire les déficits cachés, améliorer la gestion des actifs publics et renforcer la reddition de comptes. L’accent est également mis sur la mise en conformité réglementaire et sur l’alignement des pratiques de gouvernance avec les normes internationales.
Financement et partenaires
La phase 2 mobilise un ensemble de partenaires techniques et financiers, y compris des bailleurs multilatéraux et des agences techniques, ainsi que des institutions nationales en charge de l’économie, des finances et de l’environnement. Le soutien combine assistance technique, renforcement des capacités et appui à la mise en œuvre de réformes législatives et réglementaires. Le montage financier privilégie des instruments qui lient la performance au décaissement, afin d’encourager la réalisation des résultats attendus.
Effets attendus sur les EEP
Pour les EEP (établissements et entreprises publics), les réformes devraient conduire à une gouvernance plus rigoureuse, à une meilleure maîtrise des coûts et à une plus grande transparence des comptes. L’intégration de critères de résilience climatique dans les investissements publics doit permettre de réduire la vulnérabilité des infrastructures et des services essentiels, tout en alignant les activités des EEP sur les objectifs nationaux de transition climatique. À terme, les réformes visent à limiter l’impact des défaillances des EEP sur les finances publiques et à améliorer la qualité des services proposés aux citoyens.
Enjeux et obstacles
Plusieurs défis pourraient entraver la mise en œuvre : résistances institutionnelles au changement, capacités limitées de certaines administrations, coordination insuffisante entre ministères et entités publiques, et besoins financiers pour financer les mesures d’adaptation. La réussite dépendra de la capacité des autorités à assurer une gouvernance politique stable, à renforcer les compétences techniques et à aligner les incitations financières avec les objectifs de réforme. La mobilisation de financements climat additionnels et l’harmonisation des procédures de suivi seront également déterminantes.
La phase 2 du Programme d’appui à la gouvernance économique et à la résilience climatique pose les jalons d’une transformation progressive de la gestion publique, en combinant exigences de bonne gouvernance et impératifs d’adaptation climatique. Si les mesures proposées sont correctement mises en œuvre et suivies, elles peuvent contribuer à réduire les vulnérabilités budgétaires, améliorer la performance des EEP et renforcer la capacité des administrations à faire face aux risques climatiques. Le succès reposera sur une mise en œuvre cohérente, une coordination interinstitutionnelle effective et un suivi rigoureux des résultats.