Plus de 12 000 euros amendés pour avoir voyagé au Maroc sans avertissement
Selon les règlements en vigueur en Espagne, toute personne bénéficiant de prestations de chômage doit informer le service public de l’emploi (SEP) de tous ses voyages, y compris les voyages à l’étranger, sous la peine de perdre ce droit. Mais l’intimé n’a pas respecté cette exigence, ce qui a conduit à sa condamnation par la Cour suprême. L’homme, qui a reçu des allocations de chômage, devra rembourser plus de 12 000 euros au Sepe pour être allé plusieurs fois au Maroc en février 2016, sans avertir l’agence, relaie El Economista.
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Le condamné a été au Maroc du 1er janvier au 3 février 2016 à, dit-il, à soutenir son frère qui avait été victime d’un accident grave le 30 décembre et avait fini par succomber à ses blessures le 15 janvier. Mais il n’avait pas informé le séparation de ce voyage. Ce n’est qu’en août 2018 qu’il a contacté l’agence pour demander la reprise de l’allocation. C’est alors que le Sepe a découvert qu’il était allé au Maroc en janvier 2016 et a lancé les étapes pour demander le remboursement des 12 595,66 euros payés à la personne concernée entre janvier 2016 et août 2018.
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S’opposant à cette approche, l’homme a saisi le tribunal de Madrid qui a accepté le SEP, faisant valoir que tout mouvement à l’étranger de plus de 15 jours doit être informé de l’agence et que la non-conformité de cette obligation conduit à des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la suspension temporaire ou à la suppression finale du service. Non sistant de la décision, la partie intéressée a appelé à la Cour supérieure de juge de Madrid (TSJM), qui n’a confirmé que le remboursement des jours passés en dehors de l’Espagne sans avertir le Sepe.
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L’agence, à son tour, a saisi la Cour suprême qui a annulé la décision du TSJM, condamnant l’accusé de rembourser les 12 595,66 euros reçus indûment en vertu de l’article 25.3 de la loi sur les infractions et les sanctions en matière d’ordre social (LISO), qui définit une infraction grave “