Production céréalière 2025-2026 près de 90 millions de quintaux après fortes pluies
Campagne agricole 2025-2026 : la production céréalière attendue près de 90 millions de quintaux, les barrages à 75,7% de remplissage
Le ministre Ahmed El Bouari annonce une récolte céréalière 2025-2026 proche de 90 Mqx, barrages à 13 milliards m3 et reprise de l’irrigation, boostant le PIB agricole.
Le gouvernement marocain anticipe une forte reprise de la production agricole pour la campagne 2025-2026, portée par des précipitations généralisées et une situation hydrique nettement améliorée après plusieurs années de déficit. Lors de l’ouverture, mardi à Meknès, d’une conférence internationale organisée à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM), le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a présenté des prévisions optimistes : la production céréalière devrait atteindre près de 90 millions de quintaux pour la campagne en cours, sur un périmètre emblavé d’environ 3,9 millions d’hectares.
Estimation de la production céréalière
La projection de près de 90 millions de quintaux résulte d’une combinaison de facteurs climatiques et de surfaces semées. Après plusieurs années marquées par la sécheresse, les précipitations récentes ont touché l’ensemble des régions agricoles, permettant une augmentation significative des semis de céréales. L’estimation officielle repose sur les relevés de superficie et sur l’amélioration des conditions de développement des cultures, facteurs qui contribuent à une meilleure productivité moyenne par hectare par rapport aux campagnes précédentes.
Superficie emblavée et répartition régionale
Les superficies emblavées en céréales atteignent environ 3,9 millions d’hectares, un niveau qui reflète la reprise des semis dans les plaines et les zones de moyenne altitude. Cette hausse des surfaces semées s’observe dans plusieurs régions productrices, où les agriculteurs ont pu planter précocement grâce à des pluies bien réparties. Le maintien de ces surfaces jusqu’à la récolte dépendra toutefois de la gestion de l’eau d’irrigation et des conditions météorologiques au printemps et en été.
Réserves des barrages et situation hydrique
Le ministre a indiqué que les précipitations et les chutes de neige ont reconstitué les réserves des barrages, qui se situent désormais à 13 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage d’environ 75,7%. Ce niveau de stockage constitue un élément clé pour la sécurité hydrique agricole : il devrait suffire à couvrir les besoins d’irrigation des cultures de printemps et d’été et à soutenir la reprise des périmètres irrigués. Les autorités évoquent par ailleurs le lancement d’un programme d’irrigation ambitieux destiné à consolider cette dynamique et à améliorer la résilience des exploitations face aux aléas climatiques.
Performances des arbres fruitiers et impact économique
Outre les céréales, plusieurs filières fruitières enregistrent des résultats remarquables. L’olivier, les agrumes et les dattes affichent des performances positives, contribuant à une vision plus favorable de la campagne globale. Selon les estimations communiquées lors de la conférence, cette tendance se traduira par une hausse attendue du produit intérieur brut (PIB) agricole d’environ 15 % par rapport à l’année précédente, portée par l’augmentation des volumes produits et par une meilleure valorisation des récoltes.
Programme d’irrigation et perspectives pour la saison
Face à la réapparition des conditions hydriques favorables, les autorités ont annoncé la mise en œuvre d’un programme d’irrigation pour la prochaine campagne agricole. Ce plan vise à moderniser les réseaux, renforcer la capacité de stockage et optimiser la distribution de l’eau vers les zones à forte valeur ajoutée. L’objectif officiel est de soutenir la reprise de l’agriculture irriguée, d’améliorer la productivité et de réduire la vulnérabilité des cultures aux fluctuations climatiques, tout en assurant une gestion durable des ressources en eau.
Le contexte de cette annonce s’inscrit dans le cadre du SIAM, salon qui met cette année l’accent sur la durabilité de la production animale et la souveraineté alimentaire. Les données présentées par le ministère offrent un tableau optimiste, tout en soulignant la nécessité d’une gestion prudente de l’eau et d’un suivi attentif des conditions climatiques à venir. La confirmation des prévisions dépendra des développements météorologiques des prochaines semaines et de la mise en œuvre effective des mesures d’accompagnement pour les exploitants.