RDC 43 morts après une attaque des ADF à Bafwakoa en Ituri
RDC : au moins 43 civils tués et 44 maisons incendiées lors d’une attaque attribuée aux ADF à Bafwakoa
Une attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées a fait au moins 43 morts et brûlé 44 habitations à Bafwakoa (Ituri). Les autorités policières et militaires poursuivent leurs opérations de recherche.
La province de l’Ituri a enregistré un nouveau massacre après une attaque nocturne dans le territoire de Mambasa qui a causé la mort d’au moins 43 personnes et la destruction d’au moins 44 maisons. Les autorités locales annoncent que les opérations de recherche et de secours se poursuivent, tandis que des survivants décrivent des scènes de violence extrême et de pillage dans le village de Bafwakoa.
Bilan humain et dégâts matériels
Le bilan provisoire fait état d’au moins 43 civils tués et de dizaines de maisons incendiées. Parmi les morts, plusieurs ont été retrouvés à l’intérieur de bâtiments calcinés et d’autres présentent des blessures par arme blanche. Les rapports locaux indiquent également des enlèvements. Les autorités estiment que le nombre de victimes pourrait encore augmenter à mesure que les équipes de secours atteignent des zones plus isolées et procèdent au dénombrement complet des habitants.
Déroulement de l’attaque à Bafwakoa
L’attaque s’est déroulée dans la soirée et s’est caractérisée par des assauts ciblés contre des foyers et des déplacés. Des témoins font état d’une tactique consistant à éviter les affrontements directs avec les forces armées et à frapper des civils pour semer la terreur. Plusieurs victimes ont été tuées à coups de machette, d’autres ont péri piégées par les flammes après l’incendie de leurs habitations. Des habitants ont fui dans la nuit, certains en direction de localités voisines, d’autres cherchant refuge dans la brousse.
Imputation aux Forces démocratiques alliées
Les autorités ont attribué l’attaque aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo et lié à un réseau extrémiste international. La présence des ADF dans cette zone se traduit par des vagues répétées d’attaques contre des civils, y compris des enlèvements et des exécutions sommaires. Les responsables militaires locaux affirment que le groupe privilégie des frappes contre la population plutôt que des engagements frontaux, une stratégie qui complique la protection des civils.
Contexte sécuritaire régional
L’attaque intervient dans un contexte de violence accrue dans l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés opèrent de façon concurrente. Outre les ADF, la région a été le théâtre d’affrontements avec d’autres mouvements rebelles qui contrôlent ou contestent des territoires, entraînant des déplacements massifs et une insécurité chronique. Des opérations conjointes menées ces dernières années par les forces locales et des partenaires régionaux ont réduit certaines capacités, mais n’ont pas éliminé la menace, et des zones éloignées restent difficiles d’accès pour les forces de l’ordre et les ONG.
Réponse et opérations en cours
Les forces armées ont lancé des opérations de recherche et de sécurisation autour de Bafwakoa. Les autorités ont annoncé le déploiement d’unités supplémentaires pour tenter de retrouver les personnes enlevées et d’empêcher de nouvelles attaques. Des équipes humanitaires commencent à organiser la prise en charge des blessés et l’assistance aux familles sinistrées, mais l’accès reste limité par l’insécurité et par l’état des routes. Les responsables locaux appellent à un renforcement des dispositifs de protection des civils et à une meilleure coordination entre acteurs humanitaires et forces de sécurité.
Impact humanitaire et réactions locales
Les habitants de Bafwakoa et des villages environnants font face à une crise humanitaire immédiate : perte d’abris, manque d’eau, de nourriture et d’accès aux soins pour les blessés. Des familles entières ont été contraintes de fuir et vivent désormais dans des conditions précaires. Les autorités territoriales ont mobilisé des centres d’accueil provisoires mais préviennent que la capacité d’hébergement et les stocks d’urgence sont insuffisants si les déplacements s’étendent. Les leaders communautaires demandent un renforcement rapide des moyens d’aide et la mise en place de mesures de protection pour éviter des représailles en chaîne.
Les enquêtes se poursuivent pour préciser les circonstances exactes de l’attaque, confirmer l’identité des assaillants et établir le bilan définitif. Les autorités ont indiqué que des efforts sont en cours pour sécuriser la zone et pour acheminer une assistance humanitaire aux populations touchées.