Réélection d’Infantino menacée par cinq rivaux avant le congrès FIFA au Maroc
FIFA : l’échec d’un projet d’investisseurs privés fragilise Infantino et ouvre la course au congrès
Un projet d’ouverture aux investisseurs privés déclenche une crise à la FIFA: le soutien d’Infantino s’effrite, cinq rivaux émergent avant le congrès de mars.
La contestation contre un projet visant à introduire des investisseurs privés dans les activités commerciales de la Coupe du monde a ravivé les tensions internes à la FIFA et affaibli la position du président en exercice. L’initiative, qui visait à attirer des capitaux externes pour développer les droits commerciaux et les revenus liés aux compétitions, a provoqué des désaccords prononcés au sein des confédérations européennes, nord-américaines et asiatiques. Face au retrait de soutiens clés, Gianni Infantino envisagerait de briguer un nouveau mandat pour la période 2027-2031, mais son chemin vers la réélection apparaît désormais incertain.
Origine et contenu du projet rejeté
Le projet contesté proposait d’ouvrir une part des opérations commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés, avec l’objectif affiché de diversifier les sources de financement et d’augmenter les revenus à long terme. Plusieurs fédérations nationales et instances continentales ont critiqué la méthode de consultation et la transparence des modalités proposées. La forte opposition porte autant sur le principe que sur le calendrier et le manque perçu de concertation avec les 211 membres de la FIFA, chacun disposant d’une voix au congrès.
Affaiblissement du soutien à la présidence
Les retraits de soutien enregistrés ces dernières semaines montrent une usure du capital politique du président sortant. Des fédérations influentes ont exprimé leur désaccord sans toutefois formaliser un positionnement de rupture, mais la succession d’annonces défavorables a suffi à modifier la dynamique politique interne. La perspective d’une candidature renouvelée d’Infantino est désormais accompagnée d’interrogations sur sa capacité à rassembler une majorité claire au prochain vote.
Cinq personnalités citées comme alternatives
Plusieurs responsables figurent parmi les noms pressentis pour contester la présidence. Parmi eux : le président de la Confédération nord-américaine, considéré pour son rôle au sein de la région; le dirigeant de l’instance européenne, dont les relations avec la direction actuelle se sont notablement dégradées; le président de la confédération asiatique, également vice-président au sein de la FIFA; un dirigeant de club européen de premier plan qui bénéficierait de soutiens au sein de certains bureaux nationaux; et une ancienne joueuse et dirigeante européenne connue pour son opposition au projet d’ouverture. Aucun de ces profils n’a, à ce stade, officiellement déposé sa candidature, mais leur émergence suffit à alimenter des coalitions et des tractations en coulisses.
Enjeu du congrès et influence des fédérations
Le prochain congrès, programmé le 18 mars, est déjà présenté comme un moment décisif pour la gouvernance du football mondial. Avec 211 fédérations, chacune disposant d’une voix, le jeu des alliances restera déterminant. La perte de soutiens dans plusieurs régions change les équilibres traditionnels et rend les résultats plus imprévisibles. Des fédérations qui s’étaient longtemps montrées neutres ou alignées se positionnent désormais plus ouvertement, pesant sur les calculs politiques et économiques entourant la campagne électorale.
Répercussions possibles sur la Coupe du monde 2030
La crise interne intervient alors que des questions opérationnelles et symboliques se posent autour des prochains grands rendez-vous du football mondial. La fragilisation de la présidence pourrait affecter des décisions stratégiques, notamment concernant l’organisation des phases finales et les négociations commerciales annexes. Certains observateurs estiment que des tensions prolongées au sommet de la FIFA pourraient compliquer la préparation de grands événements et reposer la question des relations entre fédérations et organes décisionnels.
La situation reste en évolution et les semaines à venir seront cruciales pour fixer les contours de la campagne électorale et les alliances entre membres. Le congrès de mars s’annonce comme le théâtre d’une confrontation politique importante, susceptible de redessiner la gouvernance et les priorités financières du football international.