Reza Pahlavi à CPAC exhorte Trump à maintenir le cap contre l’Iran
Reza Pahlavi presse Donald Trump au CPAC de soutenir un changement de régime en Iran, un an après le début des frappes
Reza Pahlavi exhorte Donald Trump à rejeter tout accord avec l’Iran et à soutenir un changement de régime au CPAC, un an après le lancement des frappes.
Le fils en exil du dernier shah d’Iran, Reza Pahlavi, a prononcé le 28 mars 2026 un discours incendiaire lors de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC) au Texas, appelant explicitement l’administration américaine à ne pas négocier avec Téhéran et à viser un renversement du régime. Son intervention survient un an après le lancement des frappes qui ont marqué l’entrée ouverte des États-Unis et d’Israël dans un conflit contre l’Iran, conflit qui a entraîné selon les bilans disponibles près de 1 937 morts et des dizaines de milliers de blessés en Iran.
Discours au CPAC et demande de changement de régime
Lors de son allocution à Grapevine, Reza Pahlavi s’est présenté comme une voix de l’opposition iranienne et a exhorté le président Donald Trump à maintenir une ligne dure. Il a demandé à l’auditoire d’imaginer une transformation radicale dans le discours politique iranien et a exprimé sa volonté personnelle de « rendre à nouveau sa grandeur à l’Iran ». Le public a réagi par des acclamations et des chants, certains scandant des saluts monarchistes en faveur du retour de la famille impériale.
Contexte du conflit et bilan humain
Le discours intervient alors que le conflit entre en pleine année de combats prolongés. Les autorités iraniennes et des organisations médicales rapportent près de 1 937 morts et des dizaines de milliers de blessés depuis le début des frappes. Les infrastructures civiles et hospitalières sont sous pression, et les pertes humaines alimentent un débat intense sur la proportionnalité et les conséquences humanitaires des opérations militaires.
Position de Reza Pahlavi dans la diaspora iranienne
Exilé depuis la révolution de 1979, Reza Pahlavi occupe une place visible au sein d’une partie de la diaspora iranienne, notamment parmi des groupes qui portent les symboles de la monarchie pré-révolutionnaire lors de manifestations. Sa base de soutien internationale lui procure une tribune, mais son influence au sein de la population restée en Iran demeure contestée. Pendant son discours, il a réaffirmé que « ce régime dans son intégralité doit disparaître », formule qui reflète une ligne de rupture totale avec les autorités en place à Téhéran.
Réactions et divisions au sein de la droite américaine
La présence de Pahlavi à CPAC a mis en lumière les divisions au sein de la droite américaine sur la conduite de la guerre. Une majorité de partisans républicains continue de soutenir les opérations, tandis que d’autres voix critiques au sein de la droite expriment des réserves, estimant que l’engagement militaire s’écarte des promesses de prudence en politique étrangère. Des jeunes militants ont qualifié la situation de trahison par rapport à des engagements antérieurs contre l’interventionnisme, reflétant une fracture générationnelle et idéologique.
Sondages d’opinion et perception publique
Les enquêtes d’opinion montrent une polarisation nette sur la question : une forte majorité de sympathisants républicains soutient la décision d’attaquer, tandis que l’opinion générale est plus partagée et tend à désapprouver les frappes initiales. Ces chiffres alimentent les calculs politiques à Washington, où la pression pour préserver un soutien électoral se conjugue avec les considérations stratégiques liées à l’instabilité régionale.
Réponse de l’administration américaine à la candidature de Pahlavi
Sur la scène politique américaine, la question de savoir si une figure exilée comme Pahlavi pourrait jouer un rôle déterminant en Iran en cas d’effondrement du régime a été relativisée par certains responsables. Le président a notamment évoqué que, si Reza Pahlavi lui paraît sympathique, un leadership provenant de l’intérieur du pays pourrait être considéré comme plus approprié pour assurer une transition crédible et viable. La ligne officielle oscille entre soutien vocal à l’opposition et prudence quant aux scénarios de succession politique.
Le discours de Reza Pahlavi au CPAC illustre la conjonction d’intérêts politiques internationaux, d’aspirations de la diaspora et des réalités d’un conflit qui pèse lourdement sur les populations civiles. À mesure que le conflit se prolonge, les voix pro- et anti-intervention à l’intérieur comme à l’extérieur des États-Unis continueront de façonner le débat sur la voie à suivre pour l’avenir de l’Iran.