Soutien de l’AFC renforce la réélection de Gianni Infantino à la FIFA
Infantino rejette l’idée de démission après l’échec du projet FFE; l’AFC lui apporte un soutien décisif
Infantino balaie les appels à la démission après l’échec du projet FIFA Forward Enterprise; le soutien de la Confédération asiatique renforce nettement ses chances de réélection pour 2031.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a rejeté l’hypothèse d’une démission après l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise (FFE) et a affirmé être soutenu massivement par les associations membres, position qui renforce ses perspectives de réélection pour un quatrième mandat. Trois mois après la controverse liée à la proposition d’investissement privé dans une entité commerciale distincte, Infantino a répondu par l’humour et la fermeté, faisant valoir que la majorité des fédérations restent derrière lui. Le 24 octobre 2026, il a souligné les sentiments d’unité exprimés par plusieurs confédérations, en particulier la Confédération asiatique de football (AFC), qui a formellement affiché son appui.
Infantino rejette la démission
Gianni Infantino a décliné toute idée de départ du poste, qualifiant la question de « non pertinente » face au soutien déclaré par de nombreuses associations. Il a rappelé avoir été élu par l’ensemble des 211 membres et a insisté sur le principe d’égalité de voix entre les fédérations. Selon lui, la démocratie interne doit être respectée et les opinions divergentes ne doivent pas conduire à des conclusions hâtives sur la continuité de la présidence. Il a reconnu des désaccords, mais a demandé qu’ils soient suivis d’un retour au travail collectif au sein de l’organisation.
Soutien officiel de la Confédération asiatique (AFC)
Le président de l’AFC, Cheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, a déclaré que l’Asie faisait bloc derrière Infantino, un appui qui intervient après plusieurs semaines de débats tendus. Ce soutien asiatique, annoncé après une réunion à Tokyo, vient s’ajouter aux marques d’appui reçues lors de récents déplacements en Afrique et dans d’autres régions. L’AFC rejoint ainsi des confédérations qui se sont montrées critiques du projet FFE mais qui ont néanmoins confirmé leur volonté de soutenir la direction actuelle de la FIFA. Ce ralliement affaiblit la position des opposants organisés et réduit les marges de manœuvre pour l’émergence d’un candidat unique d’opposition.
Effondrement du projet FIFA Forward Enterprise et conséquences
Le projet FIFA Forward Enterprise, qui proposait d’introduire des capitaux privés pour gérer commercialement les droits liés aux principales compétitions, a été abandonné après des résistances internes fortes. L’initiative a soulevé des inquiétudes sur la gouvernance, la transparence et le contrôle des revenus, provoquant des critiques publiques et des débats au sein du Conseil de la FIFA. Infantino a présenté des excuses pour la manière dont le dossier a été géré lors d’une réunion du Conseil à Zurich, mais ces excuses n’ont pas suffi à apaiser toutes les fédérations, en particulier plusieurs unions européennes.
Réactions des fédérations européennes et de la CONCACAF
Malgré le ralliement asiatique, des fédérations européennes comme l’Allemagne et l’Angleterre ont maintenu leur critique du projet FFE et de sa conduite. La CONCACAF, qui représente l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes, a connu des divisions internes qui ont limité son influence collective. Ce paysage fragmenté a exposé l’absence d’un candidat alternatif crédible capable de fédérer l’opposition au plan mondial. Les divergences entre régions montrent que la contestation reste active mais dispersée, réduisant sa capacité à empêcher la candidature d’Infantino.
Conséquences pour la course à la présidence de la FIFA
Infantino vise un quatrième mandat qui s’étendrait jusqu’en 2031. La démonstration de soutien de l’AFC et d’autres associations renforce sa position stratégique dans la course électorale. Les candidatures potentielles doivent être déposées avant le 18 novembre 2026, date limite formelle pour l’élection. L’absence d’un candidat unique et le ralliement de grandes confédérations compliquent la constitution d’un front anti-Infantino et augmentent la probabilité d’un scrutin favorable à l’actuel président, à moins qu’un improbable consensus d’opposition n’émerge dans les prochaines semaines.
Enjeux de gouvernance et attentes des membres
Au-delà du scrutin, la controverse autour du FFE a mis en lumière des attentes renouvelées des associations sur la transparence, la consultation et les mécanismes de prise de décision au sein de la FIFA. Les fédérations réclament des garanties sur le processus d’évaluation des propositions commerciales et souhaitent des procédures plus inclusives avant l’adoption de projets susceptibles d’affecter les revenus et l’organisation des compétitions. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la direction de la FIFA parviendra à restaurer la confiance collective ou si les critiques persistent et se cristallisent en propositions concrètes de réforme.
La décision finale reviendra aux 211 associations membres de la FIFA, qui devront trancher sur la personne à la tête de l’institution et sur l’orientation future de la gouvernance du football mondial.